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L’Occident terroriste

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occidentAu deuxième trimestre 2015, les Éditions Écosociété ont publié L’Occident terroriste : d’Hiroshima à la guerre des drones, une édition en langue française du livre On Western Terrorism : from Hiroshima to Drone Warfare de Noam en collaboration avec Andre Vltchek. L’édition originale du livre, œuvre de Pluto Press de Londres en 2013, émane d’une décision de la maison d’édition de produire sous forme de livre ce qui n’était qu’une conversation filmée en vue d’un documentaire et qui a duré environ deux jours.
Faut-il rejoindre Noam Chomsky dans le combat qu’il mène contre l’oppression, comme intellectuel et comme militant, ou ambitionner seulement de le compléter « [en recueillant] des preuves, tant verbales que visuelles, dans les zones de combat, sur les ‘scènes de crime’ » ? C’est ce deuxième objectif d’engagement que s’est fixé Vltchek, l’initiateur de la collaboration dont résulte le livre.
Vltchek tente de compléter Chomsky et une belle illustration de la complémentarité est ce livre présenté sous forme de dialogue entre les deux hommes.
Ce que les échanges laissent apparaître, c’est avant tout une histoire des holocaustes tellement récurrents qu’on n’ose pas en parler. Ils peignent un tableau d’une humanité divisée qui n’est pas sans évoquer d’une part les « personnes », les gens qui comptent, et d’autre part des « non-personnes » qui, dans le vocabulaire de George Orwell, correspondent à ces milliards de personnes qui constituent la majorité de l’humanité en proie à des violences les plus ignobles, les gens qui « ne comptent pas ».
On apprend de ces échanges que des pays (des continents) entiers ont subi ou subissent des pillages et des humiliations, des carnages orchestrés à partir des capitales occidentales. Vltchek dit avoir choisi de se rendre en Océanie, en République démocratique du Congo, au Rwanda, en Ouganda, en Égypte, en Israël, en Palestine, en Indonésie, au Timor-Leste, où il a pu constater que les plus grandes horreurs de notre civilisation sont attribuables à l’Occident.
« Les souffrances de tant d’êtres humains du monde entier résultent le plus souvent de la cupidité, de la soif de domination, qui sont presque toujours le fait du « Vieux Continent » et de son puissant et impitoyable rejeton d’outre-Atlantique », nous dit-il.
Et malheureusement, peut-il nous confirmer, tout cela s’entretient. Les horreurs continuent grâce à une propagande qui maintient les populations dans l’ignorance. « D’habiles propagandistes veillent à ‘protéger’ les populations du monde entier contre les ‘vérités’ qui dérangent ». C’est ainsi que, selon le livre, en Occident, où les gens sont supposés comprendre dans quel monde ils vivent et quels rapports leurs différents pays entretiennent avec le sud, les citoyens font montre d’une « ignorance naïve » que, parfois, ils choisissent, « endoctrinés » et « obsédés » qu’ils sont « par leur soi-disant spécificité ».
Et pour que le nihilisme et la peur triomphent sur l’enthousiasme révolutionnaire, l’optimisme et le rêve d’un monde meilleur sont attaqués, discrédités et ridiculisés.
Une fois qu’on sait que l’impérialisme occidental a causé la mort d’environ 55 millions de personnes depuis la Seconde Guerre mondiale, faut-il rester les bras croisés ou désespérer de l’humanité en attendant notre tour ? Le plus gratifiant, témoigne Chomsky, est plutôt de faire ce qui est le plus difficile : « lutter sans relâche pour le changement ». C’est en cela que ce livre nous apparaît non seulement comme une invitation à la réflexion, mais aussi comme un outil d’incitation à l’action.
Voilà un autre livre où l’on peut trouver, plus explicitées encore, les opinions du grand linguiste, analyste politique et militant contemporain, sur les financements des milices par des multinationales à la recherche du coltan pour les téléphones portables, sur la propagande et les médias, sur les crimes étatiques, sur la responsabilité occidentale vis-à-vis le terrorisme islamiste.

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