À bientôt

Vendredi 24 Novembre 2017

Calendrier des activités

Novembre 2017
D L Ma Me J V S
29 30 31 1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 1 2

Devenez Publicitaire

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Faire un don

Easy Joomla Paypal Payment / Donations Module

Statistiques du site

  • Unique Visits Today41
  • Unique Visits Yesterday5
  • Visits This Week200
  • Visits Previous Week155

Activité en ligne

Nous avons 51 invités et aucun membre en ligne

MySpaceMySpace

Heureux les pauvres ?

Note utilisateur:  / 0

Par Nicole Croteau. Médiaspaul, Montréal, 2016
Préface de Françoise David.
Nicole Croteau a été orthothérapeute jusqu’à ce que des problèmes de santé l’éloignent du marché du travail durant de longues années où elle a vécu la pauvreté avec tous ses aspects d’isolement et de marginalité. Elle a goûté au système social québécois qui accable les démunis et elle se révèle une critique avisée d’un tel système. Elle le fait dans un langage qui révèle un vrai talent d’écrivain.
L’auteure donne des conseils judicieux à tous ceux et celles qui ont à accompagner des gens démunis pour qu’ils le fassent de la façon la moins humiliante possible.
En 2014, elle a commencé à recevoir sa pension de sécurité de la vieillesse qui lui a permis de remonter une petite marche dans l’échelle de la dignité, d’autant que la pauvreté des aînés est moins discriminatoire que celle des assistés sociaux, qui sont trop souvent la cible de remarques désobligeantes.
Nicole Croteau avait « grandi dans un milieu où la violence et les sévices l’avaient tenue à l’écart de ce qui nourrit l’estime de soi et assure à l’enfant la stabilité affective nécessaire à son développement ». Dans la troisième et dernière partie du livre, elle examine finement comment cette épreuve de la pauvreté a aussi été pour elle l’occasion de revisiter ces blessures du passé pour, au moins partiellement, parvenir à les guérir.
À la toute dernière page, sans commentaires, l’auteure reproduit l’article 25 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Nous le reproduisons nous aussi en encadré, car il constitue la charte de la Communauté humaine et devrait être affiché dans tous les lieux où l’on discute de politique et d’économie.


La Lumière de la terre

Note utilisateur:  / 0

Par Gaston Michaud, Observatoire estrien du Développement des Communautés, 2014
Il s’agit bien d’un livre sur le développement des communautés, développement auquel Gaston Michaud semble avoir consacré l’énergie de toute sa vie. Il a passé 8 ans comme animateur de quartier dans un secteur défavorisé de Montréal. Son approche était déjà de « faire avec » plutôt que de « faire pour » et pendant cette période il a participé à la création d’un comité de citoyens et d’une coopérative alimentaire.
Puis Gaston Michaud se déplace à Racine, en Estrie, où, pendant trente ans, il contribuera à faire de cette petite ville un modèle de développement communautaire. Il y sera travailleur social, président de la Caisse populaire Desjardins, propriétaire et opérateur d’une scierie (10 ans), président fondateur de La Brunante, coopérative d’habitation des aînés de Racine, président fondateur de la Coopérative de développement de Racine. président fondateur de la Coopérative de solidarité agroalimentaire de Racine (Marché public Locavore)... et j’en passe.
Son livre comprend deux parties principales et une brève conclusion. La première partie a pour titre : « Les éléments essentiels au développement des communautés ». Cela couvre 12 courts chapitres. Il y décrit sa façon d’impliquer à tout prix l’ensemble des citoyens et d’utiliser leurs aptitudes. Il cherche à éliminer la notion de bénévolat avec ses aidés et ses aidants et à la remplacer par de l’entraide mutuelle. Mais il veille aussi à construire la mémoire collective et à développer des rituels festifs. Tout projet doit être celui de la communauté tout entière et être conçu dans une vision de développement durable.
La seconde partie ne comprend que 12 chapitres, illustrant la façon dont un certain nombre de défis ont pu être relevés, toujours dans le but d’avoir une approche d’équipe, de communauté.
La conclusion peut se résumer en une phrase citée en exergue : « On ne crée pas une communauté, elle naît. On l’accompagne dans sa naissance ». Mais c’est tout ce livre passionnant qui nous apprend comment vivre cet accompagnement pour le plus grand bien de tous et toutes.

Chroniques d'une musulmane indignée

Note utilisateur:  / 0

Par Asmaa Ibnouzahir, Fides 2015.
Ce livre est en quelque sorte le journal de bord de cette canadienne d'origine marocaine immigrée très jeune au Canada. Très simplement elle y exprime les difficultés de sa famille pour gagner sa subsistance au Canada, puis ses études et ses difficultés diverses dans son travail jusqu'à ce qu'elle trouve un emploi dans un organisme d'aide humanitaire à l'étranger où rapidement son mari travaillera avec elle.
Elle ne ménage pas ses critiques de la religion musulmane, ni des autres religions d'ailleurs, mais elle a choisi d'oeuvrer de l'intérieur à tenter de la faire évoluer pour retrouver l'inspiration des ses origines. Même si le voile ne lui semble pas être prescrit dans l'esprit de l'Islam, elle s'astreint à le porter, préférant réserver ses critiques et ses actions contre d'autres dérives de la foi islamique plus nuisibles qu'un foulard sur la tête. Elle s'est mariée à un musulman, mais seulement après s'être mis d'accord avec lui sur les notions d'égalité des époux dans le mariage ; et malgré certaines pressions extérieures exercées sur lui, surtout dans les pays musulmans, son époux a toujours respecté cette liberté mutuelle qu'ils s'étaient promise.
Asmaa Ibnouzahir a milité dans de nombreuses organisations, musulmanes ou non, politiques ou féministes, dénonçant sans cesse le non respect des droits des femmes ou des minorités ethniques. Elle cite de nombreux exemples des clichés simplistes qui ont cours dans l'univers médiatique visant à enfermer des réalités complexes dans des visions minimales, cherchant à donner bonne conscience au citoyen ordinaire ou à la citoyenne moyenne. Tout ce qui ne rentre pas dans les cadres de cette vision déformée mais commode est ignoré ou tourné en dérision.
Avant de discuter d'accueil des réfugiés ou de voisinage avec de nouveau Canadiens, il serait bon d'avoir lu ce livre qui sert de miroir et nous présente à nous-mêmes tels que nous sommes vus par "les autres". Non pas pour se culpabiliser mais pour connaître.  D'ailleurs le titre de deux pages de la conclusion est un beau programme pour nous tous, qui que nous soyons : "Refuser la passivité". Cela semble avoir toujours été la règle de vie de l'auteure.

Manifeste pour la beauté du monde

Note utilisateur:  / 0

Manifeste pour la beaut du mondeManifeste pour la beauté du monde, par Jean -Marie Pelt et Soeur Marie Keyrouz, Éditions du Cherche midi 2015
Chacun des auteurs a écrit une section du livre, le tout complété par une introduction et des annexes assemblées par Nathalie Calmé, elle-même journaliste et écrivaine qui a participé à l'écriture d'une douzaine d'autres livres au cours de la dernière décennie. Dans le présent ouvrage, elle agrémente aussi les textes des deux auteurs avec un certain nombre de citations très diverses et appropriées.
Jean-Marie Pelt est écologiste. Son approche de la Beauté est basée sur la conviction qu'il existe une unité dans la diversité. La pollution sonore est aussi importante que la pollution atmosphérique ou aquatique. « Il y a certes des décisions courageuses à prendre sur le plan politique, économique, législatif. Mais il ne faudrait pas que cela se fasse au détriment des dimensions culturelles, éthiques, éducatives, imaginatives et spirituelles ». Mais pour lui cette urgence ne doit pas aboutir au catastrophisme. « On ne peut ré-enchanter le monde, faire voir sa beauté sur fond de peur. C'est l'inverse qu'il faut promouvoir, une écologie de la paix, une écologie de la justice, une écologie de la beauté ».
Jean-Marie Pelt n'est pas seulement un théoricien. Il a contribué pendant des années à redonner sa beauté à la ville de Metz, dans le nord-est de la France, pour en faire un lieu où il fait bon vivre.
C'est par le chant que Soeur Marie Keyrouz tente, elle aussi de ré-enchanter le monde. La beauté de ses chants change le coeur de ceux et celles qui l'entendent. Elle a même été amenée à faire du chant une arme pacifique contre la guerre qui a ravagé son pays, le Liban, de 1975 à 1992. Elle a utilisé le chant pour rassembler, sous les bombes, des chanteurs de toutes les religions et rites du Liban. Dans son Ensemble pour la Paix, « chrétiens et musulmans, issus de 18 communautés religieuses, s'unissent, au diapason du divin, de la paix, de la beauté ».
Soeur Keyrouz raconte aussi l'épisode suivant : « Pendant la guerre, au Liban, une femme avait perdu son garçon de 17 ans, mort devant la porte de l'école. Il était mon voisin à Beyrouth. Malgré les tirs d'armes à feu provenant de tous les côtés, j'ai pris mon courage à deux mains pour sortir, j'ai traversé la rue et couvert son corps qui gisait avec une couverture. À ce moment-là sa mère est arrivée. « Mon Dieu, Mon Dieu... » Elle blasphémait. Criait. Pensez-vous, un jeune de 17 ans, plein de vie ! Nous le connaissions bien dans le quartier. Elle m'a serrée en me disant : « Soeur Marie, il aimait beaucoup ta voix. Qu'est-ce que tu vas dire à ton Dieu? » Je l'ai prise dans mes bras. Elle s'est calmée. Elle m'a demandé : « Soeur Marie, tu peux chanter pour lui ? » Des gens criaient et pleuraient autour de nous. J'ai prié en moi-même : « mon Dieu, donne-moi la force. » Puis j'ai chanté. J'ai chanté en pleurant, en tenant la mère dans mes bras, tremblante de haine et de révolte. Elle m'a regardée : « Tu peux demander à Dieu de me donner la force de supporter ça ? » Elle a levé les yeux vers le ciel et dit : « Seigneur. accorde-moi la patience de Ta Mère... » Dans ce drame, on percevait la force en même temps que la beauté de la foi.
Parmi les nombreuses citations rassemblées par Nathalie Calmé, je vous en propose une, du poète Christian Bobin, extraite de son livre Le très Bas :

Et si toute beauté procède de l'amour, d'où vient l'amour
de quelle matière est sa matière, de quelle nature sa surnature?
La beauté vient de l'amour. L'amour vient de l'attention.
L'attention simple au simple, l'attention humble aux humbles,
l'attention vive à toutes vies

Québec, tu négliges un trésor

Note utilisateur:  / 0

Québec, tu négliges un trésor par Dominique Boisvert. Novalis 2015

Dans un Québec du vingt-et-unième siècle où, pour beaucoup de gens, donner encore quelque valeur à la religion est un signe de débilité mentale, Dominique Boisvert ose rappeler que la majorité de ce que nous appelons nos « valeurs » est d'origine chrétienne. Il le fait sans balayer sous le tapis toutes les faiblesses des institutions et églises qui nous ont transmis ces valeurs en les déformant plus ou moins. Il essaie de remettre les pendules à l'heure en rappelant la grande règle de l'Amour qui sous-tend tout le message chrétien.
Malheureusement pour la force de conviction de sa présentation, il ne se libère pas de certaines formulations chrétiennes courantes, en particulier de celles qui place l'humanité dans un monde où la création serait achevée malgré le rappel de Paul aux Romains: « La création toute entière gémit dans les douleurs d'un accouchement qui dure encore ». Ce n'est pas seulement l'humanité qui évolue, c'est « la création » toute entière. Certes Dominique Boisvert rappelle que les moeurs ont évolué depuis l'époque de Jésus de Nazareth, mais les savants qui acceptent de s'ouvrir les yeux nous disent que cette évolution est au niveau de l'être, par exemple au niveau de son ADN dont la partie jugée inutile, et qui pour l'instant est largement majoritaire, aura certainement un rôle à jouer dans le futur de la race humaine.
La création a commencé par une période involutive où ont surgi les innombrables galaxie qui continuent à se transformer. Puis une période évolutive doit suivre et l'on peut penser que Jésus est venu inaugurer cette période-là dans l'esprit de ce qu'annonçaient déjà les récits mythiques de création de la Bible. Un Dieu dont le premier mot qu'il adresse à l'humanité naissante (tout comme aux poissons et aux oiseaux) est « Croissez ». Un Dieu qui est conscient que pour croître, chaque être humain doit développer à la fois son pôle masculin et son pôle féminin, car il veut que nous devenions à sa ressemblance. Les Dix paroles de l'ancien Testament, tout comme les Béatitudes que Jésus a vécu sont des itinéraires de croissance et de libération.
Jésus n'est pas venu apporter une nouvelle loi d'Amour. Il est venu nous montrer comment vivre l'Amour auquel nous sommes appelés; non pas à partir de nos propres forces, mais en se branchant comme lui sur la force d'Amour de Dieu qui a choisi d'utiliser nos bras et nos coeurs pour mener sa création vers son but final, lequel n'est pas pour demain. Dominique Boisvert évoque les non-violents qui correspondent à la troisième Béatitude. On est encore loin de la septième, celle des bâtisseurs de Paix, qui, ayant franchi l'étape de la sixième, ont purifié suffisamment leurs coeurs pour être capables de voir Dieu dans leurs frères et soeurs humains. Cette vision rejoint celle d'Irénée de Lyon, au deuxième siècle de notre ère : « Dieu s'est fait homme pour que l'homme devienne Dieu » . Elle est dans la ligne du Prologue de l'Évangile de Jean : « À ceux qui accueillent la Verbe de Dieu, il donne le pouvoir de devenir Enfants de Dieu ». Elle n'est pas une voie de la facilité car toute croissance est difficile. Mais je pense que cet appel à "devenir" est plus capable de rejoindre nos contemporains que la vision statique transmise par la plupart des églises chrétiennes. Celles-ci sauront-elles le transmettre ou disparaîtront-elles, laissant cette mission sacrée aux mystiques et aux humbles de coeur ?
Merci à Dominique Boisvert d'avoir donné, sans haine, un premier coup de pioche dans l'édifice branlant des mal croyances.

Lus pour vous

lupourvousimage

Les éditions passées

no_25.jpg

Suggestions de lecture

l'humanitaire

 


 

Open source productions