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Tour de table

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  • Le manque d’autorité nuit à l’instruction !
  • On demande aux jeunes de se prendre en charge trop tôt !
  • Les jeunes n’ont plus de modèle !
  • L’éducation devrait nous aider à devenir des citoyens du monde responsables !

Ces paroles peuvent aussi venir de la bouche des jeunes. En témoigne ce tour de table au cours duquel jeunes du secondaire, collégiens et collégiennes, jeunes professionnels, personnes à la retraite ont tenté de répondre à nos quatre questions sur la place des jeunes dans la société, l’autorité parentale et scolaire, la responsabilité des éducateurs et des décideurs politiques.

Les jeunes sont-ils de plus en plus incompris dans notre société ?

Louis Queneville : La vie des jeunes semble trop réglementée ; trop de règlements sont laissés trop tôt aux jeunes qui doivent eux-mêmes apprendre à les interpréter et à les appliquer. D’un autre côté, les jeunes sont devenus très turbulents ; leurs parents sont tous occupés ailleurs qu’à la maison et les enseignants ne sont pas prêts à jouer le rôle du parent dans la société d’aujourd'hui. Ainsi, le jeune a l’impression qu’il n’est pas écouté, il fait ce qu’il veut, s’habille comme il veut, parce que c’est la responsabilité qu’on lui demande d’assumer : faire ce qu’il veut, quand il veut.

Jonathan Kabani : Pendant mes études secondaires, je voyais beaucoup de règlements auxquels nous avions à nous conformer. Beaucoup d’élèves, comme moi-même, ne comprenaient pas trop pourquoi ces règlements existaient et ne savaient pas qui avait à les faire respecter. C’est seulement aujourd'hui, plusieurs années plus tard, que je réalise leur pertinence.

Xavier Kalibbala : De nos jours, nous connaissons un phénomène nouveau. On détruit les jeunes en leur racontant des mensonges du début à la fin. C’est un gros mensonge de dire aux jeunes que tout le monde peut réussir quelque soit le niveau de l’effort, que la vie est facile. Nous ne préparons plus les jeunes à la vie et cela explique le suicide chez les jeunes qui découvrent que la vie n’est pas telle qu’elle leur est présentée à l’école. La société tout entière veut jouer le jeu de la facilité ; personne n’ose aborder les questions qui exigent des défis. Je m’excuse : pour s’épanouir, les jeunes doivent trouver un cadre plus sérieux. Et ce cadre doit être stable du point de vue des valeurs.

Isabelle Desgrandsprés : Ce qui me choque, c’est de penser que je suis instruit pour devenir une marchandise. « Il faut finir en 2 ou 2 ½ ans parce que la société a besoin de finissants qui vont faire des métiers ». Quelqu'un’un qui ne finit pas ses études dans ce délai est sous-évalué. La conscience n’est même pas considérée dans tout ça. J’ai été surprise par tout le débat sur la pertinence des matières de base comme la philosophie. La société veut nous montrer que ce n’est pas rentable de penser. Dommage !

Pensez-vous que l’autorité devrait être renforcée dans notre système éducatif ?

Jonathan Kabani : En écoutant parler d’autorité et de règlements scolaires, il y a un souvenir qui me revient toujours à l’esprit. À l’école secondaire, quand nous avions commis des fautes, nous devions être soumis à des retenues en dehors des heures de classe. Mais, la liberté nous était offerte de négocier les heures de retenue qui nous plaisaient. Et pendant la retenue, toute la sanction se réduisait à quelques questions de routine, parfois insignifiante : « as-tu posé ce geste ? » ; « quand l’as-tu posé ? » ;  « regrettes-tu ton geste ? », etc. Je riais en regardant tout ça parce qu’au fond, à mon avis, la retenue n’avait aucun sens.

Jean Pierre Desbiens : On demande au jeune d' apprendre, à s’éduquer lui-même. On a lâché trop vite la pédale de l’autorité. Et tout cela fait une pression énorme qui cause la révolte chez un grand nombre d’adolescents.

Marie Claude Cormier : Le monde change trop vite. Les femmes étant de plus en plus au travail, il faut que les hommes et les femmes trouvent un peu de temps pour rester à la maison, aider les enfants à s’épanouir. La manière dont chacun répond à ses obligations se reflète sur toute la société.

Le parent doit-il remplacer l’enseignant en ce qui concerne l’accomplissement des devoirs ?

Geneviève Pelletier  : En tant qu’enseignante, j’aime entendre l’élève dire qu’il a échoué son exercice à la maison. Je peux savoir comment améliorer la compréhension si l’élève a d’abord travaillé à la maison. Mais je ne pense pas que le parent ait raison de laisser l’enfant à lui seul enfermé dans sa chambre ; il faut s’assurer en tout temps que l’enfant a l’encadrement qu’il faut, sans pour autant faire ses devoirs à sa place. Certains sont même gênés que leur enfant se présente en classe avec des erreurs ; ils font tout à leur place. Il faut pourtant que l’enfant se corrige après avoir travaillé lui-même.

Nicolas Rousseau : Nous sommes un peu trop gâtés, protégés. On nous transfère tout, on évite que nous échouions pour la fierté familiale. Vous connaissez peut-être la petite histoire des parents qui ont refusé que leur enfant porte l’uniforme à l’école. « Je veux que mon enfant soit à l’aise dans ses vêtements, il sera plus heureux et cela va se refléter sur le papier ». Quel esprit ! Par ailleurs, je vis dans un coin du West Island où les jeunes commencent leur collège avec des autos neuves ; ils sont fiers de raconter aux autres que leurs parents leur paient tout, de leur auto à la consommation d’essence en passant par le loyer et l’électricité. À mon avis, c’est très difficile que de tels jeunes voient l’importance de se mesurer à la vie, de tenter de s’en sortir quand ils se sentent un peu contrariés.

Roselyne Olivier-Pilon : Les enseignants ne devraient pas encourager la loi du moindre effort. Nombreux sont ceux qui envoient des élèves chercher toute l’information sur l’internet. Dernièrement, un de mes profs au Cégep nous a obligés tous d’aller à des bibliothèques universitaires. J’ai été moi-même surprise de voir combien de temps j’ai fait sans fréquenter une bibliothèque.

Que feriez-vous si vous étiez ministre de l’éducation ?

  1. Je ferais tout pour que l’école redevienne plus humaine.
  2. Je remettrais un peu plus d’autorité à l’école.
  3. Je ferais tout pour que nos jeunes se sentent accompagnés dans leur apprentissage tant à l’école qu’à la maison.
  4. Je maintiendrais une certaine stabilité des services qui soutiennent l’apprentissage (services de garde, sports gratuits…)
  5. Je ferais tout pour que les jeunes aiment l’école ;  qu’ils s’y sentent heureux.
  6. Je ferais tout pour que les jeunes réapprennent à apprivoiser les longs chemins ; les résultats en sont souvent meilleurs.
  7. Je ferais tout pour que l’école forme plus de citoyens du monde.
  8. J’éliminerais la pression du système d’évaluation et du marché sur les jeunes ; je ferais comprendre qu’un être humain ne peut pas être jugé seulement en terme de rentabilité.
  9. Je serais un modèle auquel les jeunes peuvent s’identifier pour qu’à leur tour, ils deviennent des modèles. Nous devons nous-mêmes être porteurs des changements que nous voulons.
  10. Je ferais tout pour que les ministres comprennent que les enfants sont des enfants et non pas des enjeux budgétaires, de simples numéros.
  11. Je ferais tout pour que les valeurs sociales et humaines soient développées, autant que les sciences et les techniques.
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