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Réplique à madame Ana Maria Seghezzo

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Chère Madame

La direction de la revue Vents croisés m'a transmis copie de votre commentaire sur l'article de Madame Ana Maria Seghesso publié dans le numéro 18 de la revue. J'ai eu plaisir à constater que vous continuez votre combat pour la famille dont nous avions parlé il y a quelques années. Je suis surpris cependant de vous voir parler du "peuple africain", ce dont je me sens bien incapable après avoir demeuré un total de plus de huit années dans divers pays d'Afrique.

 

L'un de mes séjours était au Rwanda en 87 et 88 et je me souviens d'un numéro d'une revue éditée à Kigali qui, durant l'été 1988, présentait toute une série de réactions de Rwandais, tous des hommes, suite à la publication d'un document de l'épiscopat local vantant les méthodes naturelles de contrôle des naissances. Ces divers auteurs étaient tous scandalisés qu'on puisse envisager de limiter le nombre de naissances dans ce pays déjà surpeuplé. C'était encore l'époque où une femme n'avait de valeur aux yeux de son époux que si elle lui donnait un minimum de sept ou huit enfants. Les temps ont peut-être changé, mais je note que votre lettre ne cite que des commentaires masculins. Simple coïncidence? À l'époque j'avais réagi en envoyant à la revue une lettre, qui avait été publiée, intitulée: "Que les femmes prennent la parole!" C'était encore une illusion de ma part. Par la suite j'ai passé vingt mois dans les collines népalaises et parlé avec une travailleuse sociale qui y avait enquêté sur la mortalité infantile. Elle me disait: "Si tu interroges les femmes dans une réunion officielle en présence des autorités, masculines, tu as un certain type de réponse. Si tu réunis uniquement les femmes, tu auras un autre discours. Si tu les rencontres en petit groupe à la fontaine, troisième version du même problème, surtout si la femme du maire n'est pas dans le groupe. Quatrième version si tu rencontres une femme seule chez elle avec ton carnet de notes et cinquième, encore différente, si tu ne prends pas de notes. Mais si tu veux savoir la vérité d'une femme, tu prends une houe et tu vas travailler avec elle dans son champ. Quand, après deux heures, vous vous arrêterez trempées de sueur pour la pause, tu seras devenue une sœur et alors elle t'ouvrira son cœur". Il me semble que c'est à cette profondeur que l'on rejoint "l'intégrité" d'une personne.

Fraternellement vôtre

Jean Rousseau

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