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Lettre à mon petit-fils

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Découvrir le rôle dynamique des femmes dans la société

« Bonjour! » mon père me dit :
« Fiston, je te vois sortir le soir
Il y a des  choses, qu’à ton âge,
Un garçon doit savoir…
 Les filles, tu sais,
Ce n’est pas ce que tu crois…
Elles sont toutes belles, belles comme le jour.
Belles, belles comme l’amour. » C. Jérôme

Si je reprends ces paroles de chanson, c’est que toi aussi tu es à la veille de tes 15 ans.  Tu attends impatiemment que ta voix mue et que tu doives faire ta barbe.  Tu es tout confus et perplexe devant la présence féminine autour de toi.  « Pouvez-vous m’expliquer comment on embrasse une fille ? » fut ta question autour de la table familiale.  Les six adultes ont discuté pendant deux heures sur le sujet, Personne n’avait la réponse.  En effet, la femme, l’éternel féminin reste un mystère pour nous tous, et même avec mes 74 ans  bientôt, elle est cette inconnue qui reste à découvrir.  Parfois je me dis que j’ai moins de misère à m’expliquer le Bon Dieu, que de voir clair au sujet de ce phénomène complexe qu’est la femme.  Parfois je m’imagine que Dieu doit être une femme, noire en plus.

Les femmes, tu sais, ont toujours intimidé les hommes.   C’est pour cela que les hommes ont toujours essayé de les contrôler, de les subjuguer, de les asservir, de les exploiter, bref de les réduire à l’esclavage.  Que de chemin parcouru, que de luttes livrées avec acharnement par des générations de femmes pour arriver à une certaine forme d’émancipation.
Belles, brillantes, articulées, on les traitait de sorcières, on les brûlait vivantes.  Jeanne d’Arc aurait donc dû se la fermer, la pauvre.  Mourir par le feu, condamnée par une sainte église…ce n’est pas drôle du tout.

Connais-tu les béguines ?  L’église n’a jamais eu de place pour les femmes.  Ce furent toujours les servantes des curés.  Mais dans la plupart des villes flamandes, les femmes dévotes et travaillantes, se regroupaient, et sans hommes autour d’elles, elles se construisaient des petites villes à l’intérieur des villes, qu’on appelait des béguinages.  Elles travaillaient fort et commençaient de petites entreprises, comme les dentelles de Bruges et Bruxelles, qui se vendaient partout en Europe.  Elles devenaient prospères.  Oups…l’erreur.  L’église les a empêchées de poursuivre leur travail artisanal. Elles seraient dorénavant contrôlées par le clergé.

C’est seulement après la deuxième guerre en 1945 avec la charte des droits de la personne de l’ONU que les femmes ont eu le droit de vote universel.

La saga des femmes dans le monde ressemble étrangement au chemin parcouru par les esclaves et la traite des noirs aux États-Unis.  L’économie, la prospérité des États-Unis fut possible grâce au travail des noirs.  Pourtant la société blanche les considérait comme des êtres inférieurs. L’église répandait même la théorie que les noirs sont des descendants de Cham, sur qui planait la malédiction de Dieu…Et les femmes étaient considérées comme des pécheresses, par qui le péché était venu dans le monde à cause de la première femme Ève. À partir de ces considérations, le travail des femmes n’a jamais été valorisé à sa juste valeur.  Pourtant ce sont elles les éducatrices dans toutes les cultures et toutes les civilisations.

Quand je travaillais en Afrique, les prêtres noirs et les évêques voulaient détruire les coutumes et les croyances de leur peuple.  Les cours de catéchèse, les sermons brandissant les peines de l’enfer, l’excommunication et les lettres pastorales ne pouvaient rien pour extirper les coutumes ancestrales et la médecine traditionnelle.  J’assistais aux discussions des abbés noirs et de leurs évêques.  Ils arrivaient toujours à la même conclusion : « C’est la faute des femmes, si notre peuple continue à respecter les coutumes ancestrales.  Il faudrait les empêcher d’instruire leurs enfants. »  Au Canada on  a enlevé les enfants aborigènes à leurs parents, afin de les « civiliser » dans la culture blanche.  Mais aussi longtemps qu’il y aura des femmes dans une société, la culture survivra.

Ce sont les femmes qui ont donné une âme au peuple, une culture au pays, nous disons « langue maternelle »…Une langue maternelle, il n’y en a qu’une, c’est la langue que nos mères nous ont  enseignée. J’ai bien aimé la dernière pièce de Michel Tremblay où il montre comment tout son talent artistique et littéraire lui venait de sa mère, qui lui avait inculqué l’art de dire les choses avec des paroles magiques.  La magie des mots lui venait de sa maman qui avait le tour de raconter la vie de tous les jours avec des couleurs fraîches, neuves et jamais banales.
« Derrière tout grand homme se cache une femme » « Cherchez la femme »  sont des dictons qui en disent long sur le rôle de la femme dans le monde.  Tu es témoin tous les jours de la vérité inhérente à cette phrase, car tu es entouré de femmes qui contribuent énormément à l’essor de ton milieu.  Ta mère, lauréate de « chapeau les filles », n’a pas eu peur d’enfiler la chienne de mécanicienne et d’ouvrir son garage à elle, à Mascouche.  Même les hommes restent bouche bée devant ce défi de taille.

Ta grand-mère, psychothérapeute, utilise l’art comme outil d’aide aux personnes malades.  Sa peinture fut retenue pour l’affiche de « vues d’Afrique 2008 ».  Elle a peint des œuvres inspirées de son âme africaine, que tout le monde peut apprécier.  Fidèle à la tradition, elle ne signe pas ses tableaux… « Mon art appartient au peuple et au clan qui m’a mise au monde, c’est à eux que je fais hommage. »

En Ouganda, les femmes et les enfants s’agenouillent pour saluer les hommes.  Tout le monde doit aussi se prosterner pour saluer le roi.  Mais le roi, lui doit s’agenouiller pour parler à sa mère.  Elle est la reine mère.  Elle représente ce que la reine est dans une colonie de termites.  Ce symbole en dit long sur l’importance de la femme dans ce monde.  Quand on tue la reine, toute la population de termites disparaît avec elle.  Ainsi on peut considérer la femme comme celle qui donne la vie à ce monde.  Plus on lui donnera sa place, plus le monde s’épanouira, car la femme est la force vitale de ce monde.

Avec l’élection d’une femme noire comme future papesse, peut-être verrons-nous enfin la fin du sexisme dans ce monde.  Voir la fin du racisme et du sexisme dans notre monde est peut-être utopique, mais j’ose l’espérer avec St-Paul qui disait : « il n’y a plus de juifs, de païens, d’esclave ou d’homme libre »…nous sommes tous uns dans le Christ.  Vivre dans un monde où nous nous habituerons à nous voir, non plus comme des hommes ou des femmes, des noirs ou des blancs mais des personnes humaines, égales en tout et dignes de tout notre respect.

« Tu rêves, papi », me diras-tu.
« Oui, mais j’espère qu’un jour ce sera possible…il s’agit d’y croire ».
Et pour ce qui est d’embrasser les filles…la vie te l’apprendra. Découvre les filles (mais pas trop vite) et toujours avec beaucoup de respect et de tendresse car c’est elles qui te donnent la vie.

Ton papi.
X. K.

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