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La marche mondiale des femmes de 1995 questionnée à la lumière d’une tournée africaine

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Un article, signé par madame Ana Maria Seghezzo, paru dans la revue Vents croisés - automne 2009, sous le titre : La Marche mondiale des femmes/Action politique vers un autre monde possible : origine, enjeux et défis, m’a vivement fait regretter que parmi les objectifs mentionnés : l’élimination des causes de l’origine de la pauvreté et de la violence envers les femmes, le partage de la  richesse collective de l’humanité et le respect de l’intégrité physique et mentale des femmes que ce dernier objectif n’ait pas été pris en compte, lors de la Marche mondiale des femmes de 1995. Conséquemment, on peut prévoir que cet abandon compromet grandement l’efficacité et la pérennité des résultats des enjeux de cette Marche.

De la poudre aux yeux ?

On peut se demander alors, si cet important objectif de la Marche des femmes, identifié dès le départ, comme un moyen de lutter contre toutes les formes d’inégalité et de discrimination vécues par les femmes,  n’était que de la poudre aux yeux? Il semble que oui, lorsqu’on constate que madame Seghezzo nous amène sur la pente vertigineuse des droits sexuels non respectueux de la nature humaine : lesbianisme, prostitution, contraception, avortement. Or, à mon avis, ces droits  ne s’inscrivent pas dans la perspective du respect et de l’autonomie de la femme et qu’il est dommage que le concept d’intégrité ne soit pas l’important fil conducteur de la lutte contre la violence envers les femmes, lui assurant ainsi la cohérence nécessaire,  sa crédibilité et sa pertinence.

En effet, protéger et défendre l’intégrité physique et mentale des femmes - sans négliger  leur cycle ovarien -, n’est-ce pas là, la première condition requise pour redonner à toute  femme sa dignité? N’est-ce pas le passage obligé pour favoriser une authentique égalité homme-femme dans la complémentarité, c’est-à-dire, porteuse de santé, de paix, d’unité, de tendresse et de fécondité ?

En terre africaine

Il m’a été donné de voir l’importance de valoriser le concept intégral d’intégrité dans nos Sociétés de droits, lors de ma récente tournée en Afrique du 4 mars au 22 mai 2009 au cours de laquelle, en compagnie d’un prêtre congolais, agent de liaison de notre Centre de recherche et d’éducation à la vie familiale, nous avons visité sept pays : le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin, le Cameroun, le Kenya et la République démocratique du Congo. Dans chacun de ces pays, nous avons offert un Séminaire de deux jours ayant pour thème : Égalité homme-femme dans la complémentarité / Pour un monde beau, meilleur et en santé ! Il en fut de même après les deux conférences que nous avons présentées :  « Jade, je t’aime super gros. Je ne peux plus attendre!  » et  L’approche naturelle de la fécondité des couples, la favorisons-nous dans le milieu de la santé ?

Si le Séminaire a permis à  de nombreux Africains et Africaines d’approfondir que l’égalité homme-femme ne s’improvise pas, qu’elle exige, avant tout, une solide éducation à la vie familiale, la première conférence leur aura fait discerner les illusions, voire les mensonges de la contraception et de l’avortement qui les font vivre dans la non-vérité de leur personne. C’est ce qui amènera un infirmier éducateur à exprimer : « Votre proposition de la démarche d’intégration de l’amour et de la sexualité, lors de votre conférence, est belle, très dynamique. Elle est dans la logique de la santé. Ce qui est très différent  du programme de la santé reproductrice qui oriente les personnes vers la contraception, la stérilisation et l’avortement. Croyez-moi, mon enseignement n’a rien à m’enthousiasmer. Il me déprime; ce qui est aussi vrai pour un grand nombre de femmes à qui j’offre mon enseignement. C’est un mensonge de dire que nous proposons une démarche de santé reproductrice. » Un autre infirmier éducateur ajoutera :  « Madame, revenez chez nous pour y fonder un Centre comme le vôtre!  Nous avons  besoin de vous ! »

Aussi, après avoir présenté la dernière conférence - qui a d’ailleurs suscité beaucoup d’emballement -  avons-nous été agréablement surpris d’entendre ces paroles : « Ce n’est pas seulement deux heures que vous auriez dû consacrer à cet important sujet, mais deux jours ! » Cette observation ne témoigne-t-elle pas de la capacité d’un bon nombre d’Africains et d’Africaines  de se questionner sur la fertilité autonome du couple, de s’ouvrir au concept d’intégrité, facteur de  santé et d’accepter de reconnaître sa responsabilité humaine et spirituelle pour modifier son agir, si nécessaire ?

Le peuple africain est croyant. Il sait que Dieu existe et qu’Il veut le couple et la famille. Il est fier, soucieux de s’instruire dans la vérité et remet souvent en question certains  dits- droits des occidentaux, parce qu’à leurs yeux, ils sont déshumanisants. Enfin, il est capable d’émerveillement et de reconnaissance. Ces paroles éloquentes le démontrent : « Vous avez un message de vérité que nous avions besoin de réentendre. Merci d’être venus jusqu’à nous pour nous le livrer! » Pour eux, nous n’étions  pas des êtres fermés au progrès, ou encore des intégristes ou des fondamentalistes menaçants. Loin de là ! Nous étions ce que nous sommes : des éducateurs ouverts, aimants et soucieux du développement de leur autonomie. Ce qui nous a mérité leur confiance. 

Un défi de taille

Que la femme et l’homme soient véritablement épanouis et libres, c’est le rêve de Dieu depuis les origines. Découvrir son plan d’amour pour l’homme et la femme, qui leur permet de reconnaître leur dignité et leur appel au respect mutuel, voilà la principale tâche de tous les êtres humains, appelés à respecter la première loi de la vie : aimer.

C’est pourquoi, dans le but de promouvoir le respect total de la femme aux quatre coins de la terre, il me  semble urgent de réhabiliter le concept d’intégrité, pour que la femme s’approprie sa véritable nature, gage de son plein épanouissement, afin d’offrir à l’homme la possibilité de découvrir la féminité avec des yeux nouveaux. Et qu’enfin, en toute liberté, hommes et femmes se voient dans leur intégrité : différents, complémentaires et égaux en dignité et en droits.

 

Solange Lefebvre-Pageau, infirmière, M. SC.

Fondatrice et directrice du Centre de recherche et d’éducation à la vie familiale.

__________________

Pour toute personne qui voudrait lire le bulletin : La voix du CRÉVF consacré exclusivement à la présentation de notre tournée en Afrique : voir notre site Web : www.recheducfamille.qc.ca au menu : Quoi de neuf? et sous-menu : Nouveauté – sous le titre : La voix du CRÉVF – juin 2009.


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