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Dix raisons pour exiger le retrait du Canada de l'Afghanistan

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  1.  La mission est contraire à la tradition canadienne Grâce à sa tradition d’implication dans les missions de paix de l’ONU, le Canada expérimente depuis plus de 50 ans une approche non-offensive d’intervention dans les conflits internationaux. L’actuelle intervention offensive en Afghanistan sort complètement de cette tradition et risque de nuire à de futures missions non-offensives nécessaires à la stabilité internationale.Lire la suite...
  2. Une mission où le Canada se discrédite Le Canada doit maintenir sa crédibilité internationale et continuer d’approfondir les moyens non-offensifs d’intervention en situation de conflits. Le Canada a développé une expertise inestimable dans ce domaine, et les règles les plus élémentaires de détection avancée et de prévention des conflits internationaux exigent d’approfondir ce genre d’expertise. L’implication du Canada dans une mission alignée politiquement avec les États-Unis mine définitivement la crédibilité du Canada dans l’intervention préventive et risque d’entacher définitivement sa réputation.

  3. La mission est alignée sur la politique américaine Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l’implication canadienne dans les conflits internationaux s’est principalement déroulée dans le cadre d’une autorisation du Conseil de Sécurité de l’ONU et, sous l’égide de l’ONU, une garantie importante d’indépendance politique. Malgré l’autorisation du Conseil de sécurité, l’intervention actuelle se fait dans le cadre d’une offensive multinationale, sous une direction américaine, selon des impératifs cohérents avec la politique d’intervention américaine. Les Canadiens sont en désaccord avec une telle approche.

  4. Une mission qui menace la sécurité des canadiens La neutralité et le maintien d’une approche exclusivement défensive dans une politique militaire, combinés à une politique internationale d’assistance humanitaire juste et proactive sont les seules voies qui peuvent assurer la sécurité de la population canadienne contre des attentats terroristes. La mission actuelle pour débusquer et tenter d’éradiquer le terrorisme en Afghanistan a peu de chance de porter fruit dans ce pays qui résiste depuis des décennies à des puissances extérieures. La supposée reconstruction, n’est qu’un discours pour masquer une opération destinée à éliminer un ennemi politique gênant, qui a déjà été un allié, et satisfaire l’opinion publique américaine.

  5. Une mission conduite par une vision tordue du monde Le Canada doit refuser le nouveau dogme de la lutte au terrorisme qui a remplacé la menace soviétique depuis le 11 septembre 2001. Ce dogme a pour but de maintenir la mobilisation militaro-industrielle en Occident face à un ennemi permanent et tous azimuts. Il permet de justifier des opérations militaires offensives n’importe où et n’importe quand dans le monde. La mission en Afghanistan est le coeur et l’âme même de la mise en application de ce dogme de la menace et de la peur.

  6. Un type de mission dont le Canada n’a pas les moyens La participation à des opérations militaires offensives demande un équipement de guerre beaucoup plus sophistiqué du point de vue technologique. Un équilibre doit être établi entre des équipements efficaces dans le cadre de missions offensives et des équipements qui sont tout aussi efficaces du point de vue des positions défensives. Ceci élargit considérablement la gamme des équipements requis. Une approche particulièrement coûteuse. Le Canada n’a ni les intérêts stratégiques, ni les moyens de s’engager dans de telles opérations qui s’avéreront coûteuses tant en équipement, qu’en vies humaines.

  7. Un engagement sur la base de fausses représentations Les jeunes dans nos écoles sont toujours recrutés en fonction de la longue tradition d’engagement pour la paix et de l’éventuelle défense du pays face à un agresseur. On leur parle maintenant de mission d’imposition de la paix et de reconstruction. Ils ne sont pas engagés sur la base de la participation canadienne à des missions de guerre offensives à l’étranger. Ils sont donc présentement engagés sur la base de fausses représentations. Il est loin d’être évident que les jeunes qui se retrouvent actuellement en Afghanistan soient sur ce terrain de combat en pleine connaissance de cause. Plusieurs ont inévitablement le sentiment de s’être fait flouer par le gouvernement canadien.

  8. Guerre larvée, à longue haleine et mort inutile de jeunes canadiens Toutes les missions en situation de conflit entraînent des morts. L’implication canadienne dans le cadre d’une mission offensive est encore plus risquée. C’est le cas pour cette mission dont les objectifs sont loin d’être clairs. La durée de la présence pour accomplir l’objectif est encore moins évident. Combien de vie humaine cette aventure coûtera-t-elle ? Pendant combien d’années ? Personne n’en a la moindre idée. Le gouvernement en place porte cette lourde responsabilité. La participation canadienne à cette aventure militaire relève beaucoup plus d’un pari politique, d’une occupation, que d’une opération visant à rétablir la paix et la sécurité et à reconstruire. On sait d’expérience que le simple maintien de la paix est une tâche à long terme. Cette fois on parle de rétablir la paix, reconstruire et finalement la maintenir. Une entreprise à très, très long terme.

  9. La libération de troupes américaines Le positionnement des troupes canadiennes dans le sud de l’Afghanistan, à Kandahar, a pour but principal de plaire aux Américains et de faire en sorte que le Canada soit perçu comme faisant sa part dans la lutte au terrorisme. Ainsi, il libère des troupes américaines qui peuvent être déployées ailleurs afin de permettre à la mission en Irak de se poursuivre. Le Canada va à l’encontre du désir exprimé des Canadiens en contribuant indirectement à la poursuite de la guerre en Irak.

  10. Imposition de la paix et reconstruction, des mensonges On ne montre pas à la population le vrai rôle des Canadiens en Afghanistan, celui d’opération militaire pour repérer, débusquer et éliminer de jeunes guerriers talibans. Les médias nous montrent des militaires dans des écoles, socialisant avec les passants de la rue, contribuant à l’avancement de la femme ou discutant avec les chefs de clans. On prend les canadiens pour des idiots. Les soldats canadiens sont en Afghanistan pour faire la guerre. La paix ne s’impose pas par la force car chaque personne tuée multiplie les haines et les ennemis. Une fois que le soldat a fait la guerre, il est bien mal placé pour contribuer à la reconstruction. D’ailleurs, depuis quand on envoie des militaires pour reconstruire ?

Normand Beaudet, coordonnateur, Centre de Ressources sur la non-violence

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