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L’égalité est-elle acquise ? Est-elle même possible entre un homme et une femme ? En tentant d’y voir clair, j’interroge mon entourage et je consulte les médias.

À travail égal, salaire égal ?
J’ai été fort étonnée d’entendre que, même aujourd’hui, en 2017, une femme doit être deux fois plus performante qu’un homme au travail... mais, je ne suis pas surprise de constater que tous s’accordent sur un point : à travail égal, salaire égal. Force est de constater que l’équité salariale n’est pas acquise. Malgré les efforts législatifs accomplis, je constate comme bien d’autres qu’au Québec la rémunération horaire des femmes demeure inférieure à celle des hommes. Marie-Pier Roberge, chercheure à l’IRIS, démontre que l’écart n’est pas une question du choix du travail que font les femmes. Dans une étude publiée en avril 2017, intitulé Salaires inégaux, à qui la faute ?, elle conclut que « les femmes ne gagnent pas moins parce qu’elles font des choix différents, mais plutôt parce qu’elles subissent des pressions systémiques auxquelles échappent la plupart des hommes. » Les responsabilités familiales forcent les femmes à jouer un double rôle. « Ce double rôle les oblige à accepter des emplois à temps partiel permettant une plus grande flexibilité, afin de pouvoir concilier travail et vie de famille. »

La violence

Nous ne vivons pas dans un monde idéal où vie de couple serait synonyme d’harmonie. La violence conjugale est malheureusement trop souvent à la Une des journaux. Un certain sentiment de supériorité serait-il en cause ? Sur le site de La Gitée, un centre qui offre un milieu de vie sécuritaire aux femmes victimes de violence, on peut lire :
« Aujourd’hui, bien qu’elles prennent davantage leur place aux côtés des hommes, les femmes se font constamment rappeler qu’elles doivent se préoccuper de leur corps et de leur apparence afin de plaire aux hommes (hypersexualisation). Apparemment plus affirmées et indépendantes, certaines jeunes femmes demeurent soumises au regard des hommes et finissent par accepter des comportements intolérables dans leurs relations amoureuses...
Les causes de la violence conjugale sont complexes. Elles proviennent de notre éducation, des préjugés envers les femmes et des privilèges accordés aux hommes dans notre société. En fait, la violence conjugale est le résultat des inégalités entre les hommes et les femmes. »

La religion

Peu de femmes se soucient aujourd’hui de ce qu’écrivaient les Apôtres Pierre et Paul aux premières communautés chrétiennes : Femmes, soyez soumises à votre mari. On se dit que c’était la culture du temps. On juge par ailleurs sévèrement l’Islam pour la place accordée à la femme. Les hommes, dit-on, profiteraient de la religion pour exercer leur pouvoir et dominer les femmes.
Dans Les monologues du voile, (Robert Laffont, 2017), Kenza Bennis interroge des Québécoises sur leur perception du port du voile chez les femmes musulmanes. Il est intéressant de constater que ce sont les Québécoises plus âgées qui s’offusquent du port du voile ; ces femmes ont peur que la religion catholique reprenne du pouvoir ; elles se souviennent des fardeaux qu’on imposait à leurs mères. Madame Bennis voit là « l’inquiétude, sincère, de Québécoises envers d’autres femmes musulmanes, qu’elles jugent opprimées sous d’autres cieux et qu’elles voudraient “libres” au Québec. » Elle décrit aussi « la peine de jeunes Québécoises et Québécois nés ici de famille musulmane qui se sentent rejetés par le Québec. » Ici comme ailleurs, l’ignorance est source de tant de malentendus. « Mieux se comprendre pour mieux vivre ensemble », c’est ce que nous rappellent ces Monologues du voile.
Les stéréotypes
Les stéréotypes engendrent la discrimination qui, à son tour, engendre des inégalités. Les études de genre (gender studies) dénoncent les stéréotypes. Ces études sont nées dans les années 1960, en parallèle au développement du féminisme. L’un des postulats était de distinguer le « genre », la construction sociale, du sexe physique. Ce travail sur le rôle du genre a suscité des réactions très négatives chez certains groupes religieux. On y a vu par exemple un complot pour transformer les filles en garçons et les garçons en filles. Une inquiétude demeure au sujet du nouveau cours d’éducation sexuelle qui est à l’étape de projet pilote au Québec. Ce cours inclut l’étude du genre. Brigitte Bédard l’exprime ainsi sur le blogue de la revue Le verbe : » Malgré ses bonnes intentions apparentes et ses bons sentiments humanistes, ce cours   adopte en tous points l’idéologie à la mode du jour, le gender, laquelle pense qu’une personne s’autodétermine et se crée elle-même, selon son ressenti ou sa perception. Selon cette idéologie, il faut croire et faire croire que l’Homme s’épanouit pleinement si ses « besoins » biologiques, affectifs, sentimentaux et psychologiques sont assurés. Pourtant, l’être humain est aussi religieux, spirituel et mystique... Ce cours d’éducation sexuelle affirme que la dimension religieuse est inutile, mais que, si elle en vient à se poser, elle ne représente qu’une invention dont les manifestations doivent rester privées. »
Certains stéréotypes ont trait à la manière de se vêtir. La jeune génération semble très sensible à l’égalité entre les sexes. Récemment, des élèves d’une école secondaire publique de Montréal ont résisté à une directive de leur école qui obligeait les filles à porter une brassière. Avec humour (les garçons portaient une brassière par-dessus leur vêtement) ces jeunes ont réussi à faire abolir cette directive. Pour se défaire du stéréotype de l’habillement, une école privée du nord de Londres en Angleterre vient d’autoriser les garçons à porter la jupe.

Les robots

Saviez-vous que les robots pouvaient être sexistes ? C’est ce que je viens d’apprendre en lisant l’Actualité du premier juin 2017. Noémie Mercier y signe un article fort intéressant intitulé Sexistes les robots ? . Madame Mercier cite une étude de l’Université Princeton au New Jersey où les chercheurs ont découvert qu’un populaire système d’intelligence artificielle qui permet de comprendre le langage humain, utilise des stéréotypes sexistes et racistes. Le féminin de chirurgien : infirmière, d’architecte : décoratrice, de commerçant : ménagère Ce que les ordinateurs ont digéré comme information provenait des articles de Google News. « L’intelligence artificielle ne nous libérera pas de nos penchants discriminatoires. Pire, si on l’adopte sans réfléchir, elle pourrait même aggraver les injustices de notre société, conclut Madame Mercier. »

Un juste milieu ?

Le terme « femme au foyer » est maintenant devenu presque obsolète. Dans la famille, le travail rémunéré de la mère, celle qui autrefois était « trop occupée pour travailler », a changé bien des comportements… Ce surcroit de responsabilités ajoute un stress que ne vivaient pas les mamans d’autrefois. Y aurait-il un juste milieu qui respecterait les besoins des mamans et de leurs jeunes enfants ?
Un autre point de vue vient de jeunes gens qui trouvent que le souci d’égalité prôné par la femme va trop loin et que la discrimination positive vis-à-vis les femmes est injuste envers les hommes. Pour certaines personnes, au contraire, c’est la valeur de l’individu qui fait foi de tout. Se sentir victime est un signe de faiblesse. En fin de compte, les expériences personnelles ne teintent-elles pas toujours nos façons de voir la réalité ?

La complémentarité

Dans une famille, l’harmonie est plus facilement atteinte quand il y a complémentarité des rôles et souplesse dans la répartition des tâches. La vie ne vient-elle pas de la complémentarité entre les cellules mâles et les cellules femelles d’une espèce ? Tendre à l’équilibre dans la complémentarité, selon les talents spécifiques de chacun et non à l’égalité dans la compétition serait-il l’idéal à atteindre ? Équilibre, plutôt qu’égalité, qu’en diriez-vous ? 

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