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Inégalités ignorées

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« Vaut mieux être riche et en santé que pauvre et malade »

Cette citation de l’humoriste Yvon Deschamps qui semble l’évidence même décrit cependant la réalité de l’association entre pauvreté et maladie.
Dans nos sociétés modernes, où l’on met sur pied des programmes pour garantir des conditions propices au développement des enfants et des jeunes, force est de constater que les inégalités demeurent et qu’elles contribuent à perpétuer le cycle de pauvreté et de maladie. Dans notre pays dit développé, il ne faut pas chercher bien loin pour trouver des exemples de ces inégalités qui concernent ces besoins de première nécessité.
Kitcisakik est une communauté indigène dans la réserve de La Vérendrye au Québec. Les habitants de cette communauté n’ont jamais quitté leur terre ancestrale, mais les gouvernements ont refusé de reconnaître leur droit à la terre. Les habitants n’ont donc pas droit à de l’électricité, de l’eau courante ou des logements adéquats. Il n’y a qu’une génératrice pour alimenter le dispensaire infirmier pendant la journée. L’eau doit être puisée dans le lac et le chauffage se fait au bois. Inutile de dire que les conditions d’hygiène sont difficiles. Pourtant cette communauté n’est située qu’à 90 km de Val-d’Or et est desservie par une grande route.
Dans de nombreuses autres communautés indigènes au Canada, l’accès à l’eau potable n’est pas garanti, les logements sont souvent surpeuplés, l’éducation est limitée. L’accès à une saine alimentation est coûteux et le gouvernement a réduit certaines subventions au transport. Sommes-nous vraiment égaux pour des besoins de stricte nécessité ?

Les logements de certains quartiers à Montréal (et dans bien d’autres grandes villes) sont insalubres. Les familles de rongeurs sont bien installées dans les murs, les coquerelles envahissent les placards de la cuisine et les punaises de lit festoient la nuit. Il existe bien des lois pour que les propriétaires se débarrassent de ces intrus, mais les démarches sont longues, peuvent être compliquées surtout quand les locataires parlent peu la langue ou sont peu instruits. Et quand finalement les exterminateurs viennent, ils font un traitement sans suivi dont le résultat est de courte durée.
En Équateur, les indigènes qui se présentent pour des soins de santé sont souvent traités sans respect. On les écoute peu et on leur prodigue des conseils inutiles parce qu’ils n’ont pas forcément d’eau courante, de réfrigérateur ou d’argent pour acheter les médicaments prescrits. Les médicaments et les analyses de laboratoires sont censés être gratuits, mais souvent non disponibles à l’hôpital et donc seuls les riches peuvent se les permettre. Au Canada, où les soins de santé sont gratuits, l’accès peut être limité à cause des coûts engendrés par le transport, le logement temporaire quand il faut aller dans les grandes villes, l’absentéisme du travail pour les plus pauvres.
Certaines mères monoparentales peinent à joindre les deux bouts. Les femmes ont plus souvent les salaires au bas de l’échelle et doivent s’absenter plus souvent pour s’occuper des enfants. Leurs enfants risquent d’être moins stimulés, de moins bien réussir à l’école surtout quand ils partent le ventre vide le matin, de décrocher plus rapidement et d’ainsi entretenir le cycle de pauvreté.
Notre société est gouvernée par des individus portés au pouvoir par les mieux nantis. En échange, ils se sentent un devoir de redonner et de servir cette « élite » qui leur a permis de gouverner. Ils sont plus au service de l’argent que d’une égalité sociale. Les programmes mis en place pour soutenir les plus démunis sont les premiers à être coupés en période de contrainte budgétaire. Le gouvernement de M. Couillard n’a pas hésité en période d’austérité à sabrer nombre de programmes sociaux incluant des centres de réhabilitation pour toxicomanes, des ressources pour les femmes victimes de violence conjugale ou d’autres projets communautaires. De l’autre côté, ce même gouvernement n’hésitait pas à aider financièrement des entreprises multinationales pour, soi-disant, soutenir l’économie. Beaucoup de programmes pour les enfants en difficulté, qu’ils souffrent de retard de développement, troubles du langage, difficultés d’apprentissage, ont été sacrifiés sur l’autel de l’austérité pendant que l’on continue à investir des sommes astronomiques pour des traitements de pointe du cancer qui permettent de prolonger la vie de quelques mois seulement. On sacrifie le développement de nos enfants dont les parents ont peu de ressources au détriment d’interventions plus prestigieuses, mais ayant une portée tellement plus limitée.
Pourtant, favoriser le développement de tous devient une richesse pour l’ensemble de notre société, soutenir les jeunes prépare notre société de demain. 

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