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La beauté des mathématiques

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J’ai toujours aimé les chiffres. Je suis un homme de chiffres. C’est comme cela qu’on me surnommait il y a de cela quelques années alors que j’exerçais ma profession de manière active de conseiller en administration. Plus tard j’ai suivi des cours de troisième cycle en administration et là encore j’ai plongé avec aisance dans les cours de mathématiques quantitatives. Plus qu’un amour, les mathématiques ont toujours été, enfin presque toujours, une passion!
Cette passion des mathématiques voit son origine à l’adolescence. Tout au cours des années du primaire, je réussissais très bien mais je n’ai aucun souvenir d’un déclenchement singulier envers les mathématiques. Je parle d’un déclenchement parce que c’est de cela qu’il s’agit. Une conjonction d’événements qui ensemble font que vous éprouvez une véritable passion des chiffres. Vous en mangez. Vous éprouvez de la joie à compléter les exercices et vous souhaiteriez presque en compléter d’autres.


Le tout débute lors de ma graduation au niveau secondaire. J’ai alors entrepris le cours classique. À l’époque, je faisais partie de la dernière vague d’étudiants qui allaient suivre des cours de latin. Cette matière fut abrogée l’année suivante. Je ne me souviens plus du nom du prof de maths dans la classe de huitième mais je revoie encore très nettement l’allure du type : dans la trentaine, il marchait du talon et portait un sarrau, histoire de protéger ses vêtements de la poussière blanche émanant de la craie dont il se servait au tableau noir. Les premières notions d’alors portaient sur les concepts de symboles et de nombres en mathématiques ! Vous voulez un exemple ? Le nombre 10 est composé de deux symboles le « 1 » et le « 0 ». Le nombre 9 peut être à la fois un symbole, lorsqu’il est utilisé pour composer un nombre et un nombre lorsqu’il exprime une quantité, neuf pommes, neuf dollars. Vous saisissez ? Bah… ce n’est pas grave. À l’époque je n’y comprenais strictement rien. Que se passait-il ? Mon cerveau d’habitude si agile devenait du coup englué dans une mélasse dont je ne pouvais sortir. Moi un premier de classe tout au long de ma courte vie académique, je me butais à une matière où j’étais devenu un dernier de classe. Quelle honte ! Et le professeur m’intimidait tellement que je n’osais poser de questions. Lors de l’émission du premier bulletin trimestriel, le professeur titulaire de ma classe n’y comprenait rien lui non plus. Il me fit venir à son bureau : « Rochon, il faudrait faire un peu plus d’effort en mathématiques, vous ne croyez pas ? Euh…oui monsieur ». Il n’avait pas tort puisque j’affichais un  maigre 35 % alors que dans les autres matières, tout fonctionnait bien. Je me mis à détester mon professeur de mathématiques avec sa jaquette blanche. La chimie ne passait pas entre nous. Je me disais que c’était de sa faute si j’avais une note aussi basse. Pire, c’était de sa faute si je détestais maintenant les mathématiques. Finalement, je terminai l’année de peine  et de misère avec un maigre 62 % ou 63 % en mathématiques, enfin tout juste assez pour me permettre de « passer » en neuvième année.
Ces difficultés me permirent de mieux comprendre la situation des étudiants en difficulté. Le sentiment d’échec qui mine sa confiance et le garde loin de la table de travail. J’ai surtout découvert que, pour apprendre une matière ou quoi que ce soit d’ailleurs, il faut tout d’abord aimer ce qu’on fait. Par la suite, il est nécessaire de croire en ses moyens de manière à ce que les efforts investis se traduisent en réussite. Amour de la matière et confiance en soi sont indispensables dans toutes relations d’apprentissage.
Ma seconde année du secondaire fut lumineuse. J’avais un nouveau prof de maths dont je me souviens toujours du nom. Le prof Lemay se présentait en classe habituellement vêtu d’un veston de cuir brun. Il avait des allures de rock star, mais c’était un pédagogue prodigieux. Je découvris les notions de géométrie et de trigonométrie. Il faisait valser les équations au tableau noir sous ses doigts exercés. Il imaginait et composait les exercices à la volée, les uns à la suite des autres, s’efforçant de faire jaillir au sein de chacun des difficultés particulières que nous avions le devoir de résoudre. Nous formions un auditoire un peu comme dans un théâtre et écoutions le maestro réaliser les démonstrations. Nous vivions l’événement et participions à la résolution de chaque problème. Monsieur Lemay savait nous stimuler et créer une émulation entre nous. Mais par-dessus tout, c’est à ce moment, lors de ces séances en classe, que j’ai découvert la beauté des mathématiques.
Les mathématiques sont vraiment belles. D’une certaine manière elles représentent la magie de la raison et de l’intelligence humaine. Encore aujourd’hui, j’ai de la difficulté à décrire cette beauté. Car elle est manifestement physique. J’ose à peine l’avouer. Elle est belle comme un tableau de maître ou le thème musical d’un artiste de renom. Quelle joie de voir ces équations défiler au tableau noir dans une recherche de parcimonie. La simplicité en mathématiques est gage de réussite car c’est effectivement dans la simplicité que se révèlent les vérités de la nature.
Depuis, j’ai conservé cet amour des chiffres. J’ai fait carrière en administration mais je soupçonne que mon choix d’emploi fut toujours plus ou moins orienté par cette passion. Encore aujourd’hui, les mathématiques m’inspirent tout autant. J’ai découvert que la physique est une science dont les assises sont les mathématiques. J’adore la physique. Il y a en elle un soupçon de mystère que sous-tend une armada d’équations et de chiffres. Je me suis procuré récemment quelques livres et j’ai commencé à m’y mettre. Aimer la beauté est merveilleux. 

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