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Samedi 20 Janvier 2018

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La Maison Toi et Moi : Je croyais aider...

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En 1980, dans la jeune quarantaine, j'ai ouvert La Maison Toi et Moi, un endroit de court séjour où j'accueillais toute personne dans le besoin, sans discrimination d'âge, de race, de religion, ou de langue. C'était tout un défi.
Avec un gros grain de foi, j'ai d'abord acheté une grande et belle vieille maison en pleine campagne, sur un terrain d'un arpent carré, face à la Rivière des Prairies, boulevard Gouin Est, à Montréal. Au rez-de-chaussée, il y avait une grande cuisine, un vieux poêle à bois, une salle de bains, deux salons, un petit, qui me servait de bureau, et un grand, avec piano et guitare pour les soirées de musique et de chant. À l'étage, quatre grandes chambres à coucher, et une plus petite, la mienne au dessus de la cuisine. La maison était inhabitée depuis quelque temps ; avec l'aide de bénévoles, il a fallu nettoyer murs et planchers, peinturer, meubler, pour accueillir tous ces gens qui, pour la plupart, avaient frappé à plusieurs portes et avaient été refusés.
Cette Maison était un lieu d'accueil, un foyer de transition. Nous vivions simplement, dans la na- ture, profitant de l'air de la campagne et de la rivière tout près. Pour plusieurs, une promenade avec mon chien Fido procurait une vraie détente. Après les repas partagés ensemble, laver la vaisselle devenait souvent thérapeutique. Le soir quand l'atmosphère s'y prêtait, je jouais du piano ou de la guitare et nous chantions en choeur.
L'accent était mis sur la prise en charge du "soi-même". Chaque bénéficiaire rendait service, en main d'oeuvre ou en argent, selon ses possibilités. Ce temps passé à la Maison permettait une initiation à la coopération et au partage. Pour certains, c'était un chemin vers la réhabilitation.

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Faut-il les aider ?

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« Les assoiffés de justice, les croyants de toutes allégeances, croyants en Dieu ou avant tout croyants en l'humanité et au droit à la vie pour tous, sont engagés sur ce qu'on pour- rait appeler la route de Jéricho. La route des blessés de la vie et de la fortune, la route où l'on apprend que nos fragilités nous établissent en solidarité avec les démunis. »

Introduction

En général, les citoyens se sentent démunis face à des personnes en situation d'itinérance. Ils ne savent pas quelle attitude prendre. Des jugements de valeurs sont facilement portés envers les personnes de la rue. L'ensemble des citoyens et des citoyennes se sent tiraillé entre le désir de poser un geste charitable et celui de retenir un élan de générosité. C'est là que la culpabilité fait son œuvre. Ils se demandent : faut-il les aider ? La réponse peut paraître évidente. Mais il n'en est rien. La question en évoque deux autres qui tiennent à des attitudes opposées : pourquoi aider ? Pourquoi ne pas aider ?

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L'Itinérance

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Le mot "itinérance" n'apparaît pas dans la version de 1979 du diction-naire encyclopédique Larousse. On y trouve l'adjectif "itinérant" qui qualifie quelqu'un qui se déplace pour exercer une fonction ou une activité qui peut exiger un tel déplacement périodique du fait de conditions extérieures.

Au moment où j'écris ces lignes, un vol d'oies sauvages s'annonce bruyamment puis passe au-dessus de ma maison en direction du sud.
Je pense soudain aux migrations annuelles des baleines comme à celles des colibris ou des papillons Monarchs. Juste quelques exemples de ces nombreuses espèces animales qui peu- plent notre planète et qu'on pourrait qualifier de "sans domicile fixe" comme ces nombreux "SDF" ou "sans-abri" qui occupent les trottoirs parisiens ou ceux de Mumbay. Ces derniers sont ceux qu'au Québec on appelle "itinérants" et c'est d'eux et d'elles dont parlera principale- ment ce numéro de Vents croisés.
Mais, tout à coup, mon esprit rejoint tous ces travailleurs saisonniers dont certains ne rejoin- dront jamais leur famille, pris dans un de ces réseaux d'esclavage organisé qui fleurissent de plus en plus sur notre planète, favorisés par les crises économiques. Une des caractéristiques de l'itinérance serait-elle cette impossibilité de pouvoir faire le choix d'avoir un nid fixe ou même seulement un toit au-dessus de la tête ?

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Une Humanité qui perd ses repères

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Depuis au moins cinq ou six millénaires, avec le développement de l'agriculture, l'humanité s'était peu à peu sédentarisée, pour le meilleur et pour lepire. Certaines contraintes géographiques spéciales, relatives surtout à l'élevage du bétail, à la chasse et à des climats extrêmes ont maintenu plus longtemps l'existence de civilisations nomades, mais celles-ci avaient su développer leurs règles de vie, donnant à leurs membres les repères culturels ou relationnels dont la plupart des êtres humains ont besoin pour s'épanouir dans au moins une relative tranquillité d'esprit. Des emplois sta- bles, fussent-ils saisonniers, leur servaient souvent de repères.

De toute façon, pour les sédentaires, il fallait quand même faire face aux imprévus, tempêtes, sécheresses, famines, épidémies. Les grandes épidémies du Moyen-Âge en Europe étaient plus meurtrières que l'ébola, mais on a le sentiment que les populations affectées arrivaient à trouver le temps de reprendre confiance en la vie entre les épisodes extrêmes.

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