À bientôt

Samedi 25 Février 2017

Calendrier des activités

Février 2017
D L Ma Me J V S
29 30 31 1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 1 2 3 4

Devenez Publicitaire

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Faire un don

Easy Joomla Paypal Payment / Donations Module

Statistiques du site

  • Unique Visits Today39
  • Unique Visits Yesterday4
  • Visits This Week166
  • Visits Previous Week157

Activité en ligne

Nous avons 87 invités et aucun membre en ligne

MySpaceMySpace

Spiritualité autochtone et pouvoir

Note utilisateur:  / 0

VCR. Brièvement, qu’est-ce que votre Centre ? Que vise-t-il ?
M.L. Créé en 1994, le Centre existe depuis maintenant 21 ans. Il a émergé dans l’effervescence de la crise d’Oka, période à laquelle il fallait remarquer le retour de vieux préjugés.
Ensemble avec Richard Bonetto, nous avons trouvé indispensable d’aller prendre le pouls de la population autochtone dans les réserves des environs de Montréal. Les tensions étaient palpables en ville, dans les environs et dans toute la Province du Québec. Engagés dans une démarche conciliante, nous avons implanté le Centre, d’abord sur rue Champlain dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve de Montréal, dans un local qui abritait aussi des étudiants. Notre mission fut d’emblée de créer des ponts entre autochtones et non-autochtones au Québec.
Par la suite, nous nous sommes installés sur rue Logan. Le bâtiment n’étant pas totalement fini, nous avons mis de nos mains pour travailler le plancher. Mais, peu de temps après, le problème de toit s’est posé. Jeff Francoeur est venu nous en sortir, nous trouvant gracieusement un pied-à-terre au sous-sol du 1160 rue Panet.
Nous avons fait tout un cheminement en compagnie de Richard Bonetto qui avait aussi en charge le Centre justice et foi. Il est allé ensuite à Café Chrétien sur la rue Ste-Catherine. Mais il revient encore nous voir et présider les assemblées générales. Les autres co-fondateurs sont : Gerry Pascal, Jacques Boucher, Claude Lacaille (ancien Père des missions étrangères) et Micheline Éventurel Lafond.
Depuis le départ de Richard, j’ai pris la charge de tout coordonner en plus de dispenser des enseignements sur la culture et la spiritualité autochtones dans les Cégeps et universités.


VCR. Vous parlez de « culture et de spiritualité autochtones ». En quoi la spiritualité est-elle importante pour la culture de la plus grande partie de vos membres ?
M.L. Si les autochtones n’avaient pas gardé contact avec le Créateur, les nations auraient été anéanties. La culture et la spiritualité les maintiennent toujours en contact avec la Nature, le Grand Esprit. Car il est important de maintenir l’Harmonie avec la Nature autant qu’avec ses semblables.
Ici, l’Église a imposé un cadre de vie qui a causé beaucoup de dommages ; les homélies n’ont pas laissé le moindre lieu d’expression des cultures.
Elle essaie maintenant de se rattraper, mais il est peut-être un peu tard. La Spiritualité exprime notre état permanent de louange à l’égard du Créateur.
Stevenson, un des nôtres est actuellement à Joliette pour l’administration des cheminements de guérison, de jeûne, d’apprentissages, etc. qui sont autant de voies pour vivre cette spiritualité.
VCR. Justement, pouvez-vous expliquer certains de ces cheminements ?
M.L. Commençons avec le cercle de guérison :
Une heure, une fois par semaine à la même heure. Les personnes réunies lisent leurs exigences les plus abordables. Le bâton de la parole est pris par qui veut prendre la parole. La personne parle comme elle veut et, pendant ce temps, personne ne l’interrompt. Les personnes qui prennent la parole expriment leurs émotions.
Si les émotions sont trop fortes les personnes peuvent pleurer. Dans ce cas, les membres du cercle tendent les mains pour leur prêter l’énergie nécessaire pour continuer le cheminement. Cela peut être long. C’est pourquoi la cérémonie peut durer des semaines et des semaines. Il était prévu qu’il y en ait un en septembre dernier.
La Hutte à Sueur, souvent désignée sous le nom anglais de Sweat lodge, est un lieu où l’on passe une à plusieurs heures de purification. La hutte abrite 10 à 20 personnes assises en cercle. Parmi elles se trouvent un guide spirituel. Des pierres chauffées à rougir sont placées au milieu du cercle et une chaudière est placée au-dessus pour produire la vapeur. Les participants suent abondamment et se débarrassent des esprits du mal. À la sortie, ils se plongent dans l’eau.
Dans le Sweat lodge, il faut la présence d’un coquillage qui symbolise l’eau, l’un des quatre éléments de la nature. Un fond de terre sacrée est déposé au fond du coquillage et les herbes des quatre directions sont allumées. Ces herbes sont le foin à odeur (Est), le cèdre (Sud), la sauge ( Ouest) et le tabac (Nord).
Le processus se déroule en quatre phases :
Chaque phase dure 15 minutes et se termine avec une pause de deux à trois minutes. Aux moments des pauses, les pierres rougies sont sorties et remplacées, signe qu’elles ont fini leur mission. Ce qui marque aussi la fin d’une phase.
 À la première phase, nous sommes portés à revivre le sein maternel ; la deuxième est le moment de revivre notre adolescence ; à la troisième phase, le participant revit la réconciliation avec le Créateur. C’est le temps de se libérer de notre fardeau, de nos angoisses. C’est à la quatrième phase que l’on est censé avoir la vision de ce qu’il faut changer en nous pour aller vers les autres.
Le Jeûne dans la forêt : C’est une expérience que j’ai personnellement vécue. Dans ce cheminement, l’on passe trois jours sans manger ni boire, au milieu de la forêt, loin des conifères qui puissent attirer des mouches et autres insectes.
Le jeûne est un moment de libération et d’attachement de plus en plus au Grand Créateur. C’est aussi l’occasion de sonder ce que le Créateur attend de nous. Le silence et le jeûne complets prennent trois jours.
À l’arrivée : Construction d’un hogan
On s’installe sur le terrain et prépare notre installation en pleine forêt. Chaque personne est munie d’une petite hache et d’un linceul (jaune, noir, rouge et blanc). Au moyen de la petite hache, chacun coupe du terrain.
Des branches de saules avec des bouts feuillis sont remises à chaque participant. Elles doivent être piquées en terre et les branches sont croisées pour former des tentes. Les toiles sont placées au-dessus et le hogan est préparé. Une demi-corde de bois est placée à côté du hogan. En face de la porte vers l’Est, un trou bordé de roches : c’est la fournaise pour le feu de nuit qui accompagne de louanges –la nuit est consacrée aux louanges et la journée au repos et quelques informations de temps en temps.
Pour se préparer au jeûne, une purification de tout le corps s’impose comme préalable. Trois plats de fruits sont servis le soir : plats de fraises, de framboises et de bleuets de Saskatoon. Un guide est par ailleurs disponible pour soutenir les participants.
Le matin, au lever, tous les effets sont placés autour du grand jardin ; une grande couverture, au-dessus de la tête, nous cheminons en silence du grand hogan au hogan individuel.
Tout le monde a la tête couverte : les garçons prennent la gauche, les filles la droite et chacun s’arrête devant le hogan pour l’habiter.
Les participants sont alors laissés à eux-mêmes.
Ils prient au lever et au coucher du soleil ou se livrent à la contemplation. Ils sont habillés assez chaudement parce qu’il n’y a pas changement d’habits même au coucher. Ensuite, c’est le silence complet !
Je me souviens, lors de mon expérience, une personne a crié pendant ce moment de silence. La mère clan est allée la voir. La Mère clan est proche pour la soutenir.
Une personne en charge des soins infirmiers passe également pour s’enquérir de l’état de notre santé : c’est la seule fois que les personnes en retraite ont l’occasion de parler.
Le 3ème jour au soir, une personne avec une tablette vient demander ce que nous aimerions manger au sortir. Je me souviens d’avoir demandé « soupe et sandwich ».
La procédure de restitution  comprend : trois gorgées d’eau, un thé amérindien en branches de framboisiers est servi pour restaurer le foie.
Pour finir, chacun prend la douche et met une belle tenue et retourne à la maison d’accueil, une galerie solide avec tables garnies de nourritures, comme on en avait demandées, accompagnées de desserts. Quelques cachets sont servis en plus. Les participants mangent un peu de tout, dans un esprit de partage, ce qui est une grande valeur autochtone.
Avant de partir, pour laisser traces de notre passage, nous attachons aux arbres les linges de couleurs des quatre directions : Le jaune, le rouge, le noir et le blanc.
 Les nœuds autour des arbres sont faits avec des tissus de 2 m. Le jaune symbolise le lever du soleil; le rouge symbolise le midi; le noir, le coucher du soleil et le blanc, le Québécois.
Après les nœuds des arbres, on prend la direction du hogan du porteur de pipe qui explique pourquoi on fumait la pipe. Ensuite on est sous la tente construite sur le terrain du jour d’arrivée.
VCR. Quel est le sens donné au pouvoir et comment celui-ci s’harmonise-t-il dans les relations hommes-femmes ?
M.L. Au début de la colonie, la société était matriarcale. Cela veut dire que la femme avait le pouvoir sur le plan de l’éducation et du gouvernement de la maison. De son côté, l’homme avait le pouvoir de faire la chasse et de faire la politique. La femme ne se mêlait pas de ces pouvoirs. Mais l’homme demeurait très respectueux de la femme.
Aujourd’hui, la situation a bien changé; les familles sont de moins en moins matriarcales et les liens de l’enfant avec les parents sont d’autant plus forts que chacun peut s’impliquer dans la gestion familiale et l’éducation.
Le pouvoir politique réclamé aujourd’hui, c’est pour que le peu qui nous reste ne nous soit pas enlevé.
Par rapport à celui qui n’a pas le pouvoir, les autres doivent être à ses côtés pour apporter le soutien.
Parlant de pouvoir, c’est à Ovide Mercredi que revient le mérite de nous avoir fait entrer au Parlement.
Avant la colonisation, le pouvoir politique était surtout entre les mains des clans.
Les clans demeurent encore très significatifs d’ailleurs. Chez les Innuits, pour régler les conflits, on se met en clans ; les clans se parlent jusqu’à décider de la sentence. Les Premières nations ont horreur de la justice des Blancs, une justice policière.
On peut parler de quatre valeurs qui réglementent les relations de pouvoir.
Le respect : On n’attaque ni ne commence jamais la dispute.
Le partage
L’humilité
Le courage..   


Lire la suite : Spiritualité autochtone et pouvoir

Illusion de la suprématie masculine

Note utilisateur:  / 0

Supériorité physique des hommes
Les hommes sont, en moyenne, plus grands que les femmes et disposent aussi d'une musculature plus forte, leur permettant plus facilement d'imposer leur pouvoir par la force
En ce qui concerne les individus violents, violenteurs et meurtriers, une dispute oppose les tenants de l’acquis et ceux de l’inné. Les psychanalystes attribuent les pulsions violentes à l’influence de l’environnement : familles dysfonctionnelles, milieu scolaire hostile, camarades déviants, etc. Par contre, le docteur Han Brunner de l’hôpital de Nimègue, aux Pays-Bas, ainsi que le chercheur Richard Tremblay de l’Université de Montréal, sont convaincus qu’il existe un ou des gènes de l’agressivité et de la violence, qui affecteraient 5 % des enfants.
Toutes les statistiques policières et judiciaires prouvent que la quasi-totalité des violenteurs, violeurs, et meurtriers sont des hommes. Mais il ne faut pas sous-estimer la violence féminine que dénonçait, déjà au début du 15è siècle, Christine de Pisan dans sa « Cité des dames »: « … Il faut admettre qu’il en existe de bien méchantes et cela sans aucune raison même s’il s’agit d’une infime minorité…. Les femmes de cette espèce sont dénaturées et pour ainsi dire des monstres ». Dans tous les pays occidentalisés, il existe maintenant des associations de défense des pères. En France, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDPR) signale qu’en 2008-2010, « au sein du ménage », les femmes violentées par leur « conjoint du moment » représentent 44,6 % tandis que les hommes violentés par leur « conjointe du moment » représentent 41,7 %. Quoi qu’il en soit, surtout dans les milieux mixtes, la quasi-totalité des plaintes proviennent des femmes : propos sexistes, gestes déplacés, violences et viols. Des commissions on été mises sur pied et ont recommandé des changements de culture. C’est qu’il existe une culture masculiniste fondée sur la glorification de la force et des exploits sexuels avec blagues de mauvais goût, mots orduriers, etc. Entre eux les hommes diront d’une femme ayant réalisé un exploit : « Elle a des couilles ! ».

Lire la suite : Illusion de la suprématie masculine

Unir le Masculin et le Féminin

Note utilisateur:  / 0

De même qu'on ne peut identifier les hommes au Masculin ni les femmes au Féminin, il ne faut pas non plus avoir une définition étroite du Masculin ou du Féminin. La Vérité est bien plus large que ce que peuvent exprimer nos pauvres mots et il y a beaucoup d'aspects dans cette Vérité, ombre et lumière, matière et changement. Certes les définitions sont rassurantes, mais elles cachent le mystère, faute de pouvoir l'exprimer. Le Masculin aime les définitions rationnelles et pourra aller jusqu'à refuser de voir si ce qu'il a sous les yeux ne correspond à rien d'explicable ou d'admis traditionnellement ; mais il est capable de croire que ce serait les femmes qui seraient responsables de la déchéance de l'humanité !
Il en est du Masculin et du Féminin comme des deux pôles d'un aimant qui ne peuvent être ni séparés ni confondus, mais bien plutôt reliés entre eux à une distance appropriée l'un de l'autre. L'être humain accompli, l'Anthropos des Grecs, a en lui ces deux pôles, masculin et féminin, chacun ayant atteint un niveau d'épanouissement suffisant pour ne pas être étouffé par l'autre. De la même manière que la matière a à la fois un aspect corpusculaire et un aspect énergétique, même si par paresse ou par peur de sortir de leur zone de confort, bien des scientifiques font le choix d'ignorer le plus possible le second aspect. Mais les architectes savent qu'une demi ogive ne tient pas debout sans être appuyée contre l'autre moitié de la voûte.

Lire la suite : Unir le Masculin et le Féminin

Le danger du masculin dominant

Note utilisateur:  / 0

La domination du Masculin dans notre monde représente un danger très réel pour notre survie et, de toute façon, un handicap très sérieux au progrès de l'humanité. Nous n’énumérerons ici que certains aspects de ces dangers.
La Science. Pendant quelques siècles, la science a fait des progrès considérables et, pour cela, il était nécessaire qu'elle se libère des a priori religieux. En outre, ses méthodes de travail l'amenaient à ne considérer que le monde matériel qu'elle pouvait observer avec les instruments d'investigation et de mesure dont elle disposait à l'époque. Il en est résulté le « préjugé matérialiste » des scientifiques qui nie l'existence même de tout ce qui n'est pas scientifiquement mesurable.
Maintenant les temps ont changé. La science moderne a pu explorer l'infiniment grand tout autant que l'infiniment petit dont les lois ne sont pas en accord avec ce à quoi les scientifiques étaient habitués. En particulier, le principe d'incertitude d'Heisenberg vient remettre en cause les méthodes de preuve scientifique utilisées jusqu'alors. C'est comme si on venait de découvrir une dimension spirituelle (au sens de non matériel) à notre univers. Nos pensées deviennent une partie de l'équation tout autant que l'immensité du Cosmos et des énergies qui l'animent. L'intuition apparaît comme plus importante que le mental dans bien des découvertes scientifiques, ce que savait déjà les vrais créateurs mais que leurs collègues moins inventifs ne peuvent pas admettre. Il faut dire que les progrès de la science ont longtemps été trop orientés vers ce qui permet de détruire plutôt que de créer et que de puissants intérêts en contrôlent le financement.

Lire la suite : Le danger du masculin dominant

Gens de la rue : Si nous prenions le temps de les connaître

Note utilisateur:  / 0

Qu'on les nomme jeunes de la rue, train upper, hobo, mendiants, sans abris ou itinérants, ils ont, chacun à sa façon, une histoire qui les relie à la rue. Certains se retrouvent à la rue rapidement dans le début de l'adolescence ; d'autres y seront beaucoup plus tard dans leur vie.
Qu'ils aient choisi la rue pour pallier à des diffi-cultés particulières vécues ou qu'ils y aient été amenés par un grand désir de liberté, ils vivent tous en marge de la société. La diversité de cette population représente donc un phénomène complexe causé par un ensemble de facteurs difficilement identifiables.
Durant cette expérience de la rue, ils sont confrontés à la réalité d'un monde rempli d'épreuves, de jugements, d'escroquerie, de consommation de drogues, de violence, etc. Au travers les multiples regards craintifs de passants et de commerçants, les nouveaux-arrivants dans le milieu sont vite appelés à apprendre les lois de la rue.

Lire la suite : Gens de la rue : Si nous prenions le temps de les connaître

Open source productions