À bientôt

Dimanche 21 Janvier 2018

Calendrier des activités

Janvier 2018
D L Ma Me J V S
31 1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31 1 2 3

Devenez Publicitaire

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Faire un don

Easy Joomla Paypal Payment / Donations Module

Statistiques du site

  • Unique Visits Today29
  • Unique Visits Yesterday21
  • Visits This Week172
  • Visits Previous Week258

Activité en ligne

Nous avons 23 invités et aucun membre en ligne

MySpaceMySpace

La raison et la guerre

Note utilisateur:  / 0

Notre civilisation, menée si loin depuis l’âge de la raison, en est encore aujourd’hui à résoudre tous les conflits par ce qui ne devrait être, en tout temps, qu’un dernier recours, c’est-à-dire la force. Ce sont la passion de domination et le regard chosifiant de l’altérité qui s’en trouvent primés.

La situation apparaît normale dans notre culture qui reflète bien le triomphe de la raison utilitaire. L’utilitarisme, devenu l’application dominante de notre intelligence, exerce un fort pouvoir inhibiteur de toute autre évolution de la pensée rationnelle.

Les analyses que résume ce propos amènent à un même constat : nous sommes devenus réfractaires à l’utopie, à tout développement des outils rationnels à la hauteur des risques de notre civilisation.

Les passions au fondement de la guerre

Les passions personnelles se répandent par contagion sur les communautés jusqu’à alimenter la mobilisation guerrière. Cette mobilisation est souvent la conséquence des exaltations nationalistes, culturelles ou religieuses.

Émile Chartier alias Alain, dans ses Propos sur les pouvoirs, donnait le portrait suivant de l’homme exalté :

Entraîné dans la mouvance des idées et dans la culture de son époque, il se retrouve dans une masse organisée comparable à une masse d’oies dans le ciel au changement de saison. Il fait partie de la masse d’hommes en procession qui chantent à l’unisson, chacun appuyant sa voix sur celle de l’autre, marchant en cadence et se faisant mener, comme l’ensemble, par des instruments qui imitent la marche des troupes.

Dans ces conditions, « la masse des hommes est présente en chacun; la délibération est terminée, …le rythme annonce l’action prochaine; chacun imite les autres et la troupe s’imite elle-même. [L’] ordre est enivrant; il est par lui-même victoire; il exclut l’obstacle; d’avance il écrase… [Quant aux] opinions, ou intentions, ou amours, ou haines de ces hommes qui marchent; simplement ils sont heureux, ils aiment leur propre marche, ils se sentent forts, invincibles, immortels »(1)

Lire la suite : La raison et la guerre

Le danger des « experts »

Note utilisateur:  / 0

Dans un livre récent, intitulé "Le Défi de contrôler le réchauffement climatique", un ingénieur français de haut niveau, Jacques Peter, s'adresse à ses treize petits-enfants pour les mettre en garde contre le danger que représente pour leur avenir le réchauffement climatique actuel de la terre. Dans cet ouvrage, il semble s'émerveiller devant le travail des experts en ce domaine. J'éprouve de la difficulté à partager son admiration.

Les experts sont les gens qui savent ou qui croient savoir. Ce n'est pas leur faute. On n'attend pas d'eux qu'ils partagent leurs doutes ou nous fassent part du principe de l'incertitude scientifique dont la physique quantique nous a révélé l'existence au siècle dernier mais que beaucoup de savants préfèrent ignorer. Il n'est pas courant de voir rappeler que la pensée du chercheur ou de l'expérimentateur a une influence sur ce qu'il mesure et "prouve".

Ils sont rares, de nos jours, les experts qui ne sont pas rattachés d'une façon ou de l'autre à une ou plusieurs entreprises ou à une université elle-même financée par des entreprises. Au Canada actuellement, la situation est pire, avec le gouvernement Harper qui cherche à contrôler ce que les scientifiques ont le droit de rechercher et de publier !

Lire la suite : Le danger des « experts »

Le Salvador : De la terreur de l’alliance oligarchico-militaire à la terreur des gangs

Note utilisateur:  / 0

Qui se trouve au pouvoir ?

Nous devons constater que  le Salvador, en passant de la sanglante guerre civile à la transition démocratique, est passé d’une gestion menée par les escadrons de la mort au statut de pays dirigé par les gangs.

Ce pays a acquis ce titre peu enviable dans le contexte de l’après-guerre civile  par  le fait que, au lieu  d’entrer  dans  une  période  de  paix  et  de  cohésion  sociale,  il  est  tombé sous  l’emprise  de  deux  bandes de criminels extrémistes, la Mara Salvatrucha (MS- 13) et la Maradel Barrio 18. Au cours des vingt dernières années, ces gangs ont, par  leurs crimes odieux, fait du Salvador le pays le plus violent du monde, selon un rapport publié par le PNUD en 2011.

Selon nos propres recherches dont cet article tente de rendre compte, le problème des gangs serait non la cause mais la conséquence de la violence généralisée dans ce pays.

Lire la suite : Le Salvador : De la terreur de l’alliance oligarchico-militaire à la terreur des gangs

Le mouvement syndical étudiant

Note utilisateur:  / 0

La longue tradition de lutte pacifique

N’en déplaise aux partisans des idéologies confrontationistes et à nos médias sensationnalistes, l’action sociale et politique qui s’est poursuivie au Québec au printemps dernier s’inscrit dans le cadre d’une tradition bien ancrée de lutte pacifique. Il est maintenant possible de la caractériser comme un travail de lutte essentiellement pacifique et de lui accorder une place d’honneur parmi les nombreuses luttes québécoises qui ont concouru depuis le début des années 50 à faire avancer notre démocratie,

nos droits et libertés.

Faisant preuve de beaucoup d’imagination et de créativité, les étudiants ont su se rallier les masses par des appels à des actions citoyennes autonomes; ils ont pu faire de leur lutte un événement social et politique unique. Une lutte dans la plus pure tradition pacifiste québécoise. Tout au long de leur histoire qu’on peut remonter aux années 60, les luttes étudiantes québécoises se rattachent à l’action politique pacifique dont des manifestations, des vagues de grèves et d’occupations menant à des lock-out constituent la toile de fond.

Lire la suite : Le mouvement syndical étudiant

Lettres mondiales : Garcia-Marquez- Prix Nobel de Littérature

Note utilisateur:  / 0

garcia marquezBeaucoup d'eau a coulé sous le pont Nobel depuis le refus de l'écrivain français J-P. Sartre il y a une vingtaine d'années : en gros la guerre froide, la détente puis la guerre froide qui menace de se substituer à la détente.
En Amérique latine, Cuba demeure le contre-point à toutes les politiques suivies. C'est dans ce contexte qu'il faut replacer le Pacifisme de l'Unité Populaire comme la désignation du Chilien Pablo Neruda, alors ambassadeur de son pays à Paris, Nobel de Littérature dans les années 70. L'Unité de la Gauche s'est effondrée au Chili. Cuba demeure... Comment alors, en 1982 la suprême récompense au Colombien Gabriel Garcia-Marquez ?
Comme il en doutait lui-même, la nomination de Marquez au Prix a surpris. Parce que l'homme-écrivain s'est engagé dans la vie (plus encore que dans son œuvre) à aider les causes populaires non seule­ ment sur son continent mais aussi loin qu'en Angola, au Mozambique, partout où son prestige - déjà immensément grand - pouvait peser de quelque poids.
À l'instar de n'importe quoi de la vie sociale, le Nobel relève fondamentalement de la Politique. Mais l'équation politique, pour importante qu'elle joue, ne peut pas toujours ignorer l'Art. Après des gagnants modestes comme inconnus, venus de Grèce, d'Espagne ou de l'Israël new-yorkais, arrive le momentum d'un triomphe-clef : pour empêcher le discrédit ou pire le sarcasme mortel des intelligentsia honnêtes, régionales de ce globe.
Par ailleurs, il faut observer le terrain gagné par les partis sociaux-démocrates ou socialistes en Europe, leur poids de balance politique moderne et, détail particulier, l'accession dans la ville-lumière d'hommes jeunes issus du courant mai 68 au Ministère des Affaires culturelles (Debray...)

Lire la suite : Lettres mondiales : Garcia-Marquez- Prix Nobel de Littérature

Open source productions