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Rebâtir la démocratie

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La démocratie est une aventure humaine relativement jeune qui se cherche encore. Elle a connu ses premiers et brefs balbutiements dans la Grèce antique pour s'éclipser ensuite pendant plus de 15 siècles. Elle ressurgit dans quelques villes ou communes libres de l'Europe médiévale, entre le Xe et le Xlle siècle, pour être finalement brisée par les seigneurs féodaux qui dominent l'époque. Cinq cents ans plus tard, elle réapparaît, embryonnaire, dans l'Angleterre des Lumières , où elle évoluera lentement au fil des trois siècles suivants.

 

Mais quand éclatent les grandes révolutions américaine, en 1776, et française, en 1789 - l'idéal démocratique bourgeois acquiert une force telle qu'il finit par ébranler l'ensemble des monar chies occidentales. Peu à peu naîtra une démocratie, d'abord élitiste et incertaine, qui traînera pendant tout le XIXe siècle les relents de la monarchie et de la féodalité, avant de s'implanter définitivement dans tous les États européens. Au pays de Jefferson, les Noirs resteront pratiquement exclus du système politique jusque dans les années i960. Partout dans le monde, le droit de vote, pourtant présenté comme la clé de voûte du système, a mis du temps à s'étendre à l'ensemble de la population. D'abord réservé aux propriétaires, il s'est peu à peu étendu à toute la gent masculine. Le vote vraiment universel incluant la moitié féminine de l'humanité n'a commencé à être reconnu par une majorité de pays que vers la moitié du XXe siècle.

Une aventure perpétuelle, riche et exaltante exaltante

Parce qu'elle met en présence des intérêts divers et souvent divergents, et aussi des passions, la démocratie est de par sa nature même une entreprise à risque. Ce n'est pas une théorie qu'il suffirait d'appliquer correctement, mais un idéal appelé à se réaliser au prix de multiples tâtonnements. C'est une aventure perpétuelle, dont l'enjeu, considérable, répond à une des aspirations les plus profondes de l'humanité: l'autoréalisation de la collectivité et des individus qui la composent. C'est le défi de vivre ensemble égaux et différents. C'est la conception de la Cité la plus parfaite et la plus difficile à réaliser, mais aussi la plus belle, la plus riche et la plus exaltante.

Le blocage de la démocratie représentative

Quoi d'étonnant si ce régime particulier de gouvernement, le notre, que l'on appelle démocratie représentative, demeure perfectible? De toute évidence, ce système, malgré ses nombreux et appréciables apports, n'a pas su réaliser l'idéal démocratique d'Abraham Lincoln qui en donnait cette définition lapidaire: "Le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple". À voir nos dirigeants politiques marginaliser le Parlement, renier allègrement leurs promes­ses électorales, esquiver le débat public sur des questions aussi vitales que l'environnement, il faudrait plutôt définir la démocratie comme "le gouvernement du peuple par des élus du peuple qui, une fois élus, se fichent du peuple". La démocratie, telle que pratiquée aujourd'hui, apparaît comme bloquée dans son évolution. Il incombe aux générations présentes de la décoincer et de lui insuffler de nouvelles valeurs. Le blocage provient d'une exacerbation de sa fonction représentative. Qui dit régime représentatif dit transfert de pouvoir vers les représentants, lesquels, faute de contre-pou­voirs à l'œuvre dans la société civile, perdent peu à peu la connexion avec les représentés. Laissé à lui-même, le pouvoir tend à se durcir et à se ramasser vers le haut.

Sous le régime parlementaire britannique, il tend à se concentrer dans un cercle restreint autour du premier ministre, du ministre des Finances et d'une poignée de technocrates perméables aux influences des grands lobbies économiques. Ainsi isolé de sa base, le pouvoir d'État confisque à son profit le pouvoir souverain du peuple déclaré inapte à com­prendre et à maîtriser les enjeux politiques. Les démocraties sont parfois détruites de l'extérieur, comme ce fut le cas au Chili en 1973, mais le plus souvent elles se désintègrent de l'intérieur.

Elles dépérissent quand les gens abandonnent leur statut de citoyens pour se convertir en simples consommateurs-payeurs de taxes. Tout pouvoir glisse vers l'absolutisme s'il n'est soumis à la surveillance constante des populations. On en voit l'exemple frappant aux États-Unis. Dans ce pays qui aime se proposer comme modèle de démocratie, cette vigilance minimale qu'est le droit de vote n'est effectivement exercée que par moins de la moitié de l'électorat total, si bien qu'en fin de compte, le président de cette ploutocratie -gouvernement par les plus fortunés - se contente souvent d'à peine 25 % des voix de ses compatriotes pour s'arroger le droit de les gouverner. Chez nous, ce n'est qu'un peu moins pire. Et parfois pire, dans le cas des élections partielles et des élections municipales, sans parler des élections scolaires.

Oser réinventer un projet politique

Aujourd'hui, le problème se pose en termes nouveaux à cause de l'effondrement de la social-démocratie dans le monde et surtout en raison de cette culture de passivité individualiste, inculquée par le néolibéralismc triomphant. (...)

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