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Qui se cache derrière le bouclier ?

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Cf. Vents croisés n°8, hiver 2006

« … »

Un bouclier au profit de qui ?

Durant les décennies de la guerre froide, les Russes ont fait plusieurs offres de désarmement bilatéral. Ils étaient conscients que la course aux armements était préjudiciable au développement économique et humain de leur pays. Il s’agissait en fait d’une guerre économique et les États-Unis avaient intérêt à maintenir la pression de la menace militaire qui forçait peu à peu leurs opposants à la faillite. Ils ont gagné cette manche, mais cette victoire aurait pu signifier un avenir sombre pour le complexe militaro-industriel des États-Unis. Heureusement pour lui, depuis l’élection de George W. Bush, les « faucons » sont très écoutés à la Maison Blanche. On a beaucoup médiatisé les liens que la famille Bush pouvait avoir avec l’industrie du pétrole. Beaucoup moins connue est la proximité de George Bush père et du lobby militaro-industriel, en particulier par le canal de la firme Carlyle dont l’actuel président avait été directeur jusqu’à son élection au poste de gouverneur du Texas. C’est maintenant George Bush père qui assure la promotion de Carlyle à l’étranger. Il est également payé par Carlyle pour prononcer des discours devant des auditoires soigneusement sélectionnés. Il reçoit cent mille dollars par intervention. Espérons qu’il est assez économe pour que son fils retrouve une partie de ces sommes dans son héritage.

La course aux armements a ruiné l’URSS. Il semble que maintenant les dirigeants américains veuillent continuer la course tout seuls au risque de ruiner leur pays. Le dollar américain a déjà perdu 30% de sa valeur depuis la première élection de George W. Bush. Les analystes financiers prévoient qu’il perdra un autre 30% de ce qui reste pendant son second mandat. Mais quelques-uns y trouveront leur avantage et les hommes d’affaires canadiens du Canadian Council of Chief Executives (CCCE) voudraient bien en avoir leur part. C’est pour cela qu’ils ont lancé le NASPI (North American Security and Prosperity Initiative). Comme quoi le mot « sécurité » peut être avantageusement associé au mot « prospérité » et servir à faire de l’argent. Mais il n’est pas sûr que cette vision de la prospérité et surtout de la sécurité rejoigne celles de la majorité des Canadiens si ceux-ci acceptent de s’ouvrir les yeux.

La pression de la « sécurité »

L’obsession de la sécurité domine la politique officielle américaine et fait le jeu d’intérêts puissants. Il n’y a pas que la sécurité militaire et celle du contrôle de l’immigration qui aboutissent à des pressions sur le Canada. Celle de l’alimentation en pétrole à des prix raisonnables est aussi à l’ordre du jour, alors que les regards de nos voisins du sud se tournent de plus en plus vers les sables bitumineux de l’Athabasca ou vers le pipe line de la vallée du fleuve Mackenzie. Sécurité oblige et l’écologie risque d’en faire les frais. D’ici quelques années ce sera la sécurité de l’approvisionnement en eau des États-Unis qui s’ajoutera aux précédentes, les amenant à s’approprier à tout prix les richesses en eau de leur voisin puisque leur façon de surexploiter la leur n’est pas négociable. Là encore, les intérêts du CCCE ne seront pas forcément les mêmes que ceux des Canadiens ordinaires et surtout de leurs descendants. Il conviendra que le peuple canadien continue à veiller au grain et à se donner un gouvernement qui ne cède pas à la peur, réelle ou fabriquée.

La recherche de la « sécurité »

Le danger qui menace les États-Unis, et du même coup leur voisin du nord, ne vient pas de l’extérieur mais de l’intérieur. Comme le disait le Président Eisenhower, « la seule chose dont nous ayons à avoir peur est la peur elle-même ». Mais certains, par idéologie messianique ou impériale, par soif du pouvoir ou pour des raisons économiques ont intérêt à créer le sentiment d’insécurité et à l’entretenir.

Le Canada aime bien jouer dans la « cour des grands » qui ont en général une vision trop unilatérale de « leur » sécurité. Nous avons vu l’illusion d’une sécurité militaire sans faille. Quarante ans de progrès diplomatiques vers la paix ont été ruinés par quatre ans d’administration américaine spécialement belliqueuse. Pour bâtir la sécurité dont nous avons besoin, aurons-nous le courage de reprendre le chemin de la paix, au risque d’être en désaccord profond avec nos proches voisins. La paix ne peut être basée que sur la justice, mais les politiques économiques occidentales ruinent les économies des petits pays du sud. Que nous le voulions ou non, il y aura un bouclier anti-missile, qu’il soit efficace ou non. La question est de savoir de quel côté du bouclier nous voulons être. Il semble que notre sécurité réelle serait mieux assurée en nous dissociant de ce projet à caractère hégémonique. Nous avons plus à craindre du ressentiment des autres peuples que de leurs missiles. Et de toute façon, quand nos voisins voudront s’approprier notre eau ou notre pétrole, nos relations amicales avec eux ne changeront guère le genre de pressions auxquelles nous aurons à nous soumettre. Pourquoi nous faire du souci à ce sujet aujourd’hui ? À chaque jour suffit sa peur !

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