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Principes de non-violence

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Matilde Francoeur

Lettre-témoignage d’une activiste de longue date.

Ce texte nous a été transmis sous forme de message  à nos lecteurs. Aussi avons-nous conservé, en partie introductive de même qu’en finale, la forme originale pour laisser transparaître le ton propre à un témoignage.

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Salut!

J’ai 68 ans aujourd’hui. Et, il y a plus de 50 ans,  je me suis posé une question fondamentale : DOIS-JE ADOPTER LA NON -VIOLENCE COMME FONDEMENT DE MA VIE ?

À l’époque, presque personne ne parlait de non-violence. Gandhi avait été assassiné quelques années auparavant, la bombe atomique avait déjà été lancée sur Hiroshima et une partie de la famille de ma mère avait disparu dans les fours crématoires de Hitler. Mais c’était l’après-guerre et tout le monde voulait vivre sans trop se poser la question du comment et du pourquoi.

Âgée de 15 ans à l’époque, je ne voulais pas quant à moi vivre dans un monde violent, un monde où la guerre était justifiée par tous. Inspirée par les livres et les conférences de Lanza del Vasto, j’ai décidé avec quelques amis de commencer à travailler pour bâtir un monde moins violent. Cinquante ans plus tard, je continue encore, heureuse cette fois que, désormais, de plus en plus de gens promeuvent, veulent promouvoir la vie selon des principes non-violents.

Quels sont ces principes? Que requièrent-ils d’une simple vie?

Nombreux sont ceux qui se posent ces questions. Je me les suis posées moi-même au cours de la ma longue quête avant d’en venir à ces quelques intuitions que j’ai le goût de partager avec vous aujourd’hui.

Les petits pas

Un changement extérieur qui dure succède à une conviction intérieure; il respecte le principe de l’évolution : de petits pas lents mais continuels.

L’intervention cohérente

Le geste accompli doit être en cohérence avec la conscience individuelle, avec la croyance de chacun. D’où l’importance d’une réflexion  préalable et, si possible, en équipe.
Quand on s’engage dans une option de vie, il faut le faire de façon progressive et mesurer ses forces. Souvent le premier obstacle et le principal adversaire se trouvent à l’intérieur de nous-mêmes!

La réalité

La meilleure  des théories ne vaut pas un petit pas réel franchi par une personne réelle, dans la réalité quotidienne.
Il faut, évidemment, s’appuyer sur une théorie solide construite à partir de la sagesse universelle et des traditions des peuples; pour permettre le passage de la théorie à la pratique, il faut d’abord déterminer certains objectifs, les hiérarchiser et se préparer soi-même. Il faut aussi savoir qu’on ne combat pas sans risque, sans peine et sans perte. Le non-violent doit être prêt  à investir dans sa lutte le même risque est couru par le violent dans la sienne. L’histoire le montre : Aussi bien Che Guevara que Martin Luther King payèrent de leur vie leurs convictions.

La vision

Pour mener une lutte non-violente il faut avoir une vision du monde différente et un projet de société où le respect de la personne humaine est son principe de base.

Les fondements

Cette vision et cette approche exigent une prise de décision individuelle et reposent  sur certains fondements :

  • Le respect de l’autre
  • La valorisation du défi collectif
  • La recherche de l’autonomie liée à la responsabilité sociale
  • L’importance de la coopération et de la solidarité
  • L’initiation à la maîtrise de soi et à l’autodiscipline
  • La recherche collective d’une solution nouvelle

Les exigences

Il faut prendre conscience du fait que les problèmes et les conflits existent toujours, ce qui change est la manière de les régler. Changer, c’est adopter, pour les résoudre, des moyens autres que ceux de nos habitudes.
Rien n’est possible sans un effort continu, soutenu et constant pour faire reconnaître les droits et les besoins fondamentaux de chacun, y compris le droit à la différence. C’est indispensable de sortir des rapports «dominant-dominé» qui font partie de la logique de la violence.

Moyens d'intervention

Cette approche valorise certains moyens d’intervention qui font appel à l’autonomie et à la solidarité. Il faut inscrire cette démarche dans un projet global et à long terme, mais commencer les actions immédiatement à partir de la politique des petits pas :

  • Il s’agit d’un cheminement qui part d’un désir de changement
  • On doit incorporer des techniques d’apprentissage quotidiennement
  • Accepter que c’est un travail à long terme
  • Avoir l’humilité de viser le possible

Conclusion

Cette approche est un état d’esprit qui change une manière d’être et  d’agir. Trouver un nouvel équilibre ne signifie pas rejeter tous les moyens traditionnels. Il va de soi que le dialogue, l’autodiscipline, le respect des règles établies, la discipline demeurent des éléments essentiels à conserver. Je crois qu’il est possible d’apprendre à être non-violent. La non-violence ne saurait à elle seule transformer intégralement la société; elle demeure, néanmoins un principe incontournable.

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