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Mondialisation et migration

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Quand on parle d'immigration, i! n'est peut-être pas inutile de préciser qu'il y a deux catégories d'immigré(e}s. Jl y a ceux et celles qui choisissent librement d'émigrer vers un autre pays et ceux qui y sont forcés par les circonstances: guerre, nettoyage ethnique, persécutions politiques, difficultés économiques extrêmes. Ces personnes sont en général désignées par le terme de réfugiés, mais après quelques années dans le pays d'accueil, il est parfois difficile de distinguer entre les immigré(e)s volontaires et les réfugié(e)s. Cet article voudrait faire le lien entre la tendance de la mondialisation à accroître les disparités économiques entre riches et pauvres d'une part, et les flots migratoires de réfugié(e)s économiques d'autre part. Parmi les raisons contribuant principalement à l'immigration forcée, nous parlerons plus spécialement de l'accaparement des terres cultivables, des subventions à l'agriculture dans les pays riches et de l'exploitation de la main d'oeuvre immigrée dans ces mêmes pays.Lire la suite...

Accaparement des terres

L'accaparement des terres par les riches propriétaires n'a pas attendu la mondialisation actuelle pour se produire. Dans les pays riches, les agriculteurs peuvent s'offrir une assurance contre les catastrophes climatiques: sécheresse, grêle, etc. Au besoin, les régions atteintes par ces caprices de la nature sont déclarées zones sinistrées et le gouvernement central du pays vient à leur rescousse. Il n'y a rien de toutes ces sécurités dans les pays pauvres, Pour pouvoir survivre jusqu'à la récolte suivante, les paysans doivent s'endetter. Ils le font en donnant leur terre en garantie, car c'est leur seul bien. Et, très souvent, hélas, les taux d'intérêt sont usuraires, plus de 10 % par mois. Aussi les paysans, ne pouvant rembourser leurs dettes, perdent-ils leurs terres: Souvent ils continueront à les cultiver en donnant au nouveau propriétaire une partie de la récolte. Mais, si la configuration du terrain le permet, le riche propriétaire modernisera les méthodes d'exploitation, réduisant ainsi la main-d'oeuvre nécessaire; un certain nombre de paysans se retrouveront sans travail. Il y a des moyens plus radicaux dans les pays du sud pour s'approprier les terres des pauvres, car ces derniers ne possèdent pas en général de titres de propriété. Il suffit alors, avec la complicité de fonctionnaires véreux, de se déclarer propriétaire de la terre et d'en expulser le paysan qui la cultive depuis des décennies. Si nécessaire, les milices armées apportent leur concours à ces expulsions. Gageons que, si ce sont des sociétés multinationales qui s'approprient ces terres, elles ne se considèrent pas comme des immigrées dans ces pays dont elles exploitent les terres. Dans tous les cas le résultat est le même: un nombre important de petits paysans se retrouve sans terre et sans travail et doit émigrer vers la périphérie des grandes villes. Étape intermédiaire vers une seconde migration, cette fois-là vers l'étranger ?

Dumping* des produits agricoles

Pour créer des chômeurs dans les pays pauvres, l'accaparement des terres n'est pas le seul moyen à la disposition des pays riches ; les subventions à l'agriculture en sont un autre, fl n'y a rien de mauvais en soi a ce qu'un gouvernement choisisse d'abaisser artificiellement, au moyen de subventions, les prix de revient des produits agricoles;  en autant que ceux-ci restent destinés au marché intérieur. Si ces produits sont destinés à l'exportation, cette pratique s'appelle du "dumping": on vend à l'étranger un produit en-dessous de son coût réel. Par exemple actuellement les États-Unis exportent du maïs à un prix qui se situe 20 % en-dessous du prix de production et du blé à 50 % en-dessous du coût de production.

Cette pratique, qui est partagée par le Canada et les pays de la Communauté européenne, est en contradiction formelle avec les règles établies par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Je ne me soucierais sans doute pas trop que ces règles ne soient pas respectées si, par contre, elles n'étaient pas imposées aux pays pauvres en leur interdisant d'appliquer des droits de douane pour compenser ces prix artificiellement bas, comme cherchent à le faire nos voisins du sud pour le bois d'oeuvre canadien.

Quelques chiffres

Soulignons d'abord que l'aide annuelle que reçoit un paysan d'un pays riche représente au moins vingt fois le revenu annuel total d'un paysan de pays pauvre. Il est estimé que les barrières tarifaires auxquelles font face les pays pauvres leur coûtent 200 milliards de dollars par an, soit à peu près deux fois le montant de l'aide qu'ils reçoivent des pays riches. Un autre chiffre parle par lui-même: l'aide que les nations industrialisées octroient à leurs agriculteurs représente un total annuel de 350 milliards de dollars, plus que le produit économique annuel de toute l'Afrique!

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