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Les effets pervers du néo-libéralisme

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Omar Aktouf

Interview avec Omar Aktouf

Omar Aktouf. professeur à l'École des Hautes études commerciales (HEC) est auteur de nombreuses publications dont La stratégie de l'Autruche, ouvrage consacré à la critique de la mondialisation du modèle néo-libéraL Selon ce théoricien du management, seul le retour aux politiques d'inspiration keynésienne peut régénérer l'économie mondiale et faire que cette dernière se porte mieux.

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Vents croisés : Est-il exact de dire que, pour vous, l'ordre économique mondial actuel est inhumain, que les institutions de Bretton Woods (le FMI, la Banque mondiale, l'OMC) ne représentent plus rien de bon ?

Omar Aktouf : Oui. Et je ne suis plus le seul à le dire. 1er prix Nobel d'économie 2001, l'Américain, Joseph Stiglitz, dans ses ouvrages, La grande désillusion (2002) et Quand le capitalisme perd la tête confirme plus que largement en les complétant mes analyses faites dans La stratégie de l'autruche. Stiglitz montre que l'OMC, le FMI, la Banque mondiale, la Banque fédérale américaine, le département du Trésor américain (l'équivalent étatsunien du ministère des Finances) bref, tout ce qu'on nomme le consensus de Washington, est une espèce de connivence sur la conception de la planète et de son fonctionnement dont l'idéologie est le néo-libéralisme. Selon Stiglitz, le Consensus de Washington est un complot dont le but principal est de soumettre les pays à la volonté des multinationales.

VCR. Pouvez-vous expliciter ?

O. A. Prenez par exemple, la FED (la Réserve fédérale américaine) Elle fait la loi sur le dollar, sachant que le dollar américain est de facto la monnaie mondialisée. Quand la FED décide du taux d'intérêt du dollar, cela affecte Alger, Kinshasa, Lima, etc. Sans oublier que les pays du Tiers monde sont tenus de conserver des réserves en dollars, qui doivent être au moins équivalentes au déficit commercial prévu et généralement calculé selon l'historique du déficit commercial, du déficit de la balance de paiement.

Les pays du Tiers monde sont obligés de garder presque des milliards de dollars en réserve. Et cet argent, gardé en dollar américain est rémunéré avec un taux d'intérêt trop bas déterminé précisément par la FED. Avec ces réserves, les pays du sud se retrouvent tout simplement à financer l'économie américaine. C'est comme s'ils prêtaient aux États-Unis des centaines de millions de dollars à un taux d'intérêt qui défie tous les rêves qu'un ménage peut avoir pour emprunter et vivre.

VCR. Si l'on peut parler de l'Afrique que vous connaissez bien, comment expliquer que l'élite africaine ne prend pas ses distances face à ces institutions ?

O.A. Je ne sais pas à quelle élite vous pensez. J'espère que vous n'avez pas en tête les élites africaines dirigeantes. Ce n'est pas le peuple qui les a mises au pouvoir. Et cela est d'autant plus vrai que même les élections n'ont plus aucun sens aujourd'hui. En réalité, que représentent les élections dans nos pays lorsqu'on sait que, dans la soi-disant plus grande démocratie du monde, celui qui a recueilli 600.000 voix de moins que son rival est devenu président ? (...)

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